
Étrange sentiment d’être moins libre, moins léger, fil à la patte, passé qui rattrape.
Le jeune déménageur, suant et soufflant au énième carton : « Cétu encore des livres ? J’en ai jamais vu autant. »
J’ai attendu des heures, pourtant le froid exhale toujours à l’ouverture, les matières craquent, plaintives de retrouver le jour.
Entassons, et fermons la porte. Nous verrons l’année prochaine.

“navire”, carnets web | © 2008 laurent gloaguen.