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    <title>Navire</title>
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    <updated>2026-08-06T14:07:21Z</updated>
    


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    <title>But I can’t sleep through the night</title>
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    <published>2026-08-06T02:56:44Z</published>
    <updated>2026-08-06T14:07:21Z</updated>

    <summary>Fenix Flexin est un rappeur de Los Angeles. Sa carrière n’a rien d’époustouflant, mais il existe sur la scène et sa notoriété, au moins locale, est indéniable, notamment lorsqu’il a fait partie du groupe de hip-hop Shoreline Mafia. Son œuvre...</summary>
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        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<p>Fenix Flexin est un rappeur de Los Angeles. Sa carrière n’a rien d’époustouflant, mais il existe sur la scène et sa notoriété, au moins locale, est indéniable, notamment lorsqu’il a fait partie du groupe de hip-hop Shoreline Mafia. Son œuvre en solo est ordinaire, du rap de bon aloi, sans originalité particulière, avec comme d’habitude une voix auto-tunée et des samples usés jusqu’à la corde. De la musique interchangeable, avec des milliers d’artistes autour du monde qui produisent exactement la même soupe fade, comme pourrait finalement le faire une IA.</p>

<p>Le 29 juin, il a sorti sur YouTube une chanson intitulée “Rubberz”. Dans un genre complètement différent de ce qu’il a toujours fait : un titre aux accents clairement années 80, avec des réminiscences de pop anglaise, genre <i>The Smiths</i> et autres groupes similaires de l’époque. Tout son public fut un peu surpris. Et franchement, si on fait abstraction des paroles sans queue ni tête, ne transmettant aucun début d’émotion, c’est plutôt pas mal du tout et entraînant. Avec près de 8 millions de vues au moment d’écrire ces lignes, il semblerait que les gens aient apprécié.</p>

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<p>Puis des musiciens et des spécialistes ont commencé à exprimer des doutes.</p>

<p>La musique, et même les paroles, exhalaient une forte odeur d’IA. Ils ont commencé à exprimer leurs réserves ici et là. Et ça a fait boule de neige. Au point où l’artiste a été contraint de s’exprimer publiquement, niant tout en bloc. Cependant, un musicien <a href="https://www.instagram.com/p/Dbbf1vCBuGO/">a réussi</a> à identifier l’outil d’intelligence artificielle utilisée. Non pas par le déploiement d’outils de détection très pointus, mais juste parce que Fenix Flexin avait accidentellement laissé échapper un fichier MP3 contenant le nom de l’outil employé.</p>

<p>La cible de ces accusations a continué à nier. Malchance pour elle, l’outil présumé, <a href="https://treblo.com/">Treblo IA</a>, a sorti aujourd’hui <a href="https://treblo.com/detect">un outil</a> permettant de détecter si une chanson a été générée en utilisant ses services. Et le verdict est assez clair : “Très vraisemblablement généré par Treblo”.</p>

<p>Nous n’avons pas encore le fin mot de l’histoire. Et peut-être ne l’aurons-nous jamais. Mais ce genre d’affaires, appelées à se multiplier, me fascine. Certains seront sans doute accusés à tort, d’autres à raison. Avant, il n’y avait que le plagiat ou l’échantillon volé. C’est maintenant beaucoup plus diversifié. Nous vivons une époque formidable.</p>]]>
        
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    <title>Attachez vos ceintures</title>
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    <published>2026-08-05T20:25:34Z</published>
    <updated>2026-08-05T20:32:53Z</updated>

    <summary> Graphique The Economist. Le retour sur investissement de milliers de milliards de dollars de dépenses est extrêmement incertain. Les chiffres ne collent tout simplement pas. Vous n’avez encore rien vu. L’année dernière, les plus grandes entreprises technologiques américaines, notamment...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/economic-booms.webp" data-lightbox="/images/2026/economic-booms.webp" alt="Investissements lors des booms économiques">
<figcaption>Graphique <i>The Economist</i>.</figcaption>
</figure>

<blockquote><p><strong>Le retour sur investissement de milliers de milliards de dollars de dépenses est extrêmement incertain. Les chiffres ne collent tout simplement pas.</strong></p>

<p>Vous n’avez encore rien vu. L’année dernière, les plus grandes entreprises technologiques américaines, notamment Amazon, Google et Microsoft, ont dépensé 450 milliards de dollars US en infrastructures, dont une grande partie destinée à alimenter l’intelligence artificielle. Ce n’était qu’un amuse-bouche. Pour le plat de résistance, elles dépenseront cette année 900 milliards de dollars US en puces, centres de données, énergie, etc., avant de servir un dessert de 1 400 milliards de dollars US en 2027. Pour financer ce festin, elles ont emprunté plus de 400 milliards de dollars US cette année. Le boom des dépenses d’investissement dans l’IA est en passe de devenir la plus grande vague d’investissements de l’histoire.</p>

<p>(…) Selon une estimation grossière, pour financer les dépenses d’investissement liées à l’IA à partir de revenus identifiables générés par cette technologie, il faudrait un chiffre d’affaires de l’ordre de <mark>2 500 milliards de dollars</mark> américains par an, soit plus que le chiffre d’affaires total actuel de l’ensemble du secteur technologique (…).</p>

<p>Seule une petite minorité de consommateurs semble disposée à payer pour des abonnements à des services d’IA personnels, de sorte que ce sont les ventes aux entreprises qui permettront de générer les véritables revenus. Les traders pourraient par exemple utiliser <i>Copilot</i> de Microsoft pour créer de meilleurs modèles financiers, tandis que les établissements scolaires pourraient enseigner aux enfants à l’aide de modèles proposés par Google. Pour l’instant, cependant, on est encore loin d’un chiffre d’affaires de plusieurs milliers de milliards.</p>

<p>(…) pour le moment, peu d’entreprises considèrent l’IA comme une technologie clé, ce qui limite les sommes qu’elles sont prêtes à y consacrer. Une enquête menée par la Banque centrale européenne a montré qu’à la fin de l’année 2025, seul un dixième des entreprises de la zone euro utilisant l’IA déclaraient le faire de manière “intensive”. Des chercheurs de la Bundesbank ont constaté qu’environ la moitié des entreprises allemandes utilisant l’IA y consacraient 5 % de leurs heures de travail, voire moins. Ivan Yotzov, de la Banque d’Angleterre, et ses collègues estiment qu’un cadre américain moyen utilise l’IA pendant 1,7 heure par semaine – suffisamment de temps pour créer une présentation <i>PowerPoint</i> correcte, mais guère plus.</p>

<p>Pour ces utilisateurs occasionnels, les modèles d’IA gratuits ou très bon marché suffisent souvent. Les données officielles britanniques suggèrent que près de la moitié des entreprises utilisant l’IA ne paient pas pour ce service, se contentant vraisemblablement de la version gratuite d’un modèle américain ou d’un modèle chinois open source.</p>

<p>(…) Tous ces calculs complexes correspondent globalement à un calcul bien plus simple : additionner le chiffre d’affaires lié à l’IA des entreprises qui en vendent le plus. Anthropic génère peut-être 75 milliards de dollars US, en rythme annuel ; OpenAI réalise des dizaines de milliards ; Google, via son modèle d’IA Gemini, et Microsoft font probablement un peu moins. SpaceX pourrait enregistrer cette année quelques milliards de dollars de chiffre d’affaires grâce à l’IA d’entreprise. Meta tire également quelques dollars de l’IA. En additionnant tout cela, on arrive à environ <mark>150 milliards de dollars</mark> US par an.</p>

<p><cite><i>The Economist</i>, 28 juillet 2026 : “<a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/07/28/ai-revenues-are-growing-fast-but-not-fast-enough">AI revenues are growing fast, but not fast enough</a>.”</cite></p></blockquote>


<blockquote><p>PÉKIN, 3 août 2026 (<a href="https://www.reuters.com/business/retail-consumer/deepseeks-new-ai-model-is-by-far-cheapest-well-known-models-run-research-firm-2026-08-03/">Reuters</a>) - Selon un cabinet d’études, une version du modèle d’IA phare de la start-up chinoise DeepSeek est de loin la moins coûteuse à exploiter lors de tests comparatifs parmi les modèles les plus connus au monde, et plus de 100 fois moins chère à exploiter que le modèle <i>Claude Fable 5</i> d’Anthropic.</p>

<p>(…) La société <a href="https://artificialanalysis.ai">Artificial Analysis</a>, basée à San Francisco, a estimé le coût moyen de V4-Flash à 3 centimes par tâche, contre 86 centimes pour Kimi K3 de son concurrent chinois Moonshot AI, 1,86 dollar pour GPT-5.6 Sol d’OpenAI et 3,15 dollars pour Claude Fable 5.</p>

<p>Cette comparaison offre une mesure plus réaliste de la valeur que le simple tarif, car elle tient compte de la quantité de données qu’un modèle doit traiter et générer pour mener à bien une tâche. Un modèle dont le tarif affiché est bas peut tout de même s’avérer coûteux s’il nécessite un nombre nettement plus élevé d’étapes pour produire une réponse.</p></blockquote>

<p>(Traductions françaises réalisées avec l’aide de DeepL, pour la mirifique somme de 0 $.)</p>

<p>Sur le même sujet, la dette astronomique, plus les investissements circulaires, si vous avez une demi-heure à perdre avec le charmant, et parfois piquant, Patrick Boyle :</p>

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<p>La chute promet d’être rude.</p>
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    <title>L’ange motocycliste</title>
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    <published>2026-08-02T17:57:54Z</published>
    <updated>2026-08-04T01:17:59Z</updated>

    <summary> Ballet du XXe siècle. Photographie Jack Mitchell, 1979. Avec les outils d’aujourd’hui, comme Google Lens ou TinEye, il n’est plus vraiment possible de faire des devinettes amusantes avec des images. Comme avec celles-ci : “Qui est cette personne âgée...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/ballet-du-xxe-siecle_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/ballet-du-xxe-siecle.jpg" alt="Ballet du XXe siècle. Photographie Jack Mitchell, 1979”">
<figcaption>Ballet du XX<sup>e</sup> siècle. Photographie Jack Mitchell, 1979.</figcaption>
</figure>

<p>Avec les outils d’aujourd’hui, comme <i>Google Lens</i> ou <i>TinEye</i>, il n’est plus vraiment possible de faire des devinettes amusantes avec des images. Comme avec celles-ci : “Qui est cette personne âgée aujourd’hui de 72 ans qui, au travers du personnage qu’elle joue, est extrêmement connue en France ?”. Je vous donnerai donc directement la réponse à la fin de ce billet. Vous pouvez toutefois vous creuser un peu la cervelle pour trouver la réponse avant de la lire, à moins que vous ne la connaissiez déjà.</p>

<p>Ces photographies de 1979 sont de Jack Mitchell (1925-2013), un photographe américain qui a beaucoup œuvré dans le domaine de la danse. Elles ont été probablement réalisées au Minskoff Theatre sur Broadway (New York City), quand la troupe du <i>Ballet du XX<sup>e</sup> siècle</i> de Béjart s’y produisit du 6 au 25 mars.</p>

<p>Le danseur de ces photos y est alors crédité dans trois rôles : “A Pal, One of Three Reflections, The Angel (Motorcyclist)”. Le 7 mars, Anna Kisselgoff du <i>New York Times</i> éreinte le spectacle de la veille (<i>La Gaîté parisienne</i>, <i>Le Spectre de la rose</i>, <i>Le Boléro</i>) : “La première (…) fut en grande partie un fiasco. — La soirée fut partiellement sauvée par une nouvelle version un peu artificielle de son <i>Boléro</i> de Ravel. — Les deux autres œuvres étaient faibles sur le plan chorégraphique et puériles dans leur conception.” </p>

<p>Alors, une idée de qui avons-nous affaire ? Regardez bien son visage (non, pas ses magnifiques cuisses… vieux cochon).</p>

<figure>
<img src="/images/2026/ballet-du-xxe-siecle-2.jpg" data-lightbox="/images/2026/ballet-du-xxe-siecle-2.jpg" alt="Ballet du XXe siècle. Photographie Jack Mitchell, 1979”" width="520">
</figure>

<p>Langue au chat ? Il s’agit de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Le_Gac">Yann Le Gac</a>, immensément connu en France depuis 1991 pour son rôle dans le jeu télévisé <i>Fort Boyard</i>. Et oui, c’est le père Fouras.</p>]]>
        
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    <title>OpenGridWorks</title>
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    <published>2026-07-28T17:36:33Z</published>
    <updated>2026-07-28T17:46:08Z</updated>

    <summary> Centres de données représentés sur la carte OpenGridWorks. Cette carte des réseaux électriques à l’échelle du monde est absolument fascinante. On pourrait s’y perdre pendant des heures. Elle montre non seulement les lignes de transport et de distribution, mais...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/open-grid-works_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/open-grid-works.jpg" alt="Carte OpenGridWorks”">
<figcaption>Centres de données représentés sur la carte OpenGridWorks.</figcaption>
</figure>

<p>Cette <a href="https://opengridworks.com/">carte des réseaux électriques</a> à l’échelle du monde est absolument fascinante. On pourrait s’y perdre pendant des heures. Elle montre non seulement les lignes de transport et de distribution, mais aussi les centrales de production, et de grands consommateurs d’électricité : les centres de données (un sujet à la mode s’il en est).</p>

<p>Ma copie d’écran ci-dessus illustre les centres de données d’Ashburn, en Virginie. Cette région héberge la plus grande concentration de centres dans le monde (169 centres à Ashburn, 651 en Virginie). Et cet état de fait date d’avant l’explosion de l’intelligence artificielle. C’est un carrefour névralgique de l’Internet mondial. Mes sites y ont longtemps été hébergés, avant que je ne déménage dans le New Jersey, plus proche de Montréal.</p>

<p>Il est aussi tout à fait remarquable que le créateur de cette carte, Brian Bartholomew, n’est pas développeur. Il a utilisé Claude Code et Codex pour la réaliser à partir de données publiques.</p>
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    <title>Bons baisers de Lacanau</title>
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    <published>2026-07-25T16:03:57Z</published>
    <updated>2026-07-27T12:53:49Z</updated>

    <summary> Plage du Moutchic, étang de Lacanau, 24 juillet 2026. Photo Maximilien Lamy/AFP. Photo trouvée sur CNN. J’ai le goût d’un pastis maintenant…...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/lacanau-2026_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/lacanau-2026.jpg" alt="Plage du Moutchic, étang de Lacanau, 24 juillet 2026">
<figcaption>Plage du Moutchic, étang de Lacanau, 24 juillet 2026. <br />Photo Maximilien Lamy/AFP.</figcaption>
</figure>

<p>Photo trouvée <a href="https://edition.cnn.com/2026/07/25/world/gallery/wildfires-france-spain">sur CNN</a>. J’ai le goût d’un pastis maintenant…</p>]]>
        
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    <title>Lancier de la Garde nationale</title>
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    <published>2026-07-23T22:09:22Z</published>
    <updated>2026-07-25T16:24:59Z</updated>

    <summary> Capitaine des lanciers de la Garde nationale, 1848. Sujet : capitaine des lanciers de la Garde nationale Auteur : inconnu Date : 1848 Support : daguerréotype, 12 x 15,5 cm Collection : Bibliothèque nationale de France Identifiant : ark:/12148/cb40324074x...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/lancier-garde-nationale_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/lancier-garde-nationale.jpg" alt="Capitaine des lanciers de la Garde nationale, 1848.">
<figcaption>Capitaine des lanciers de la Garde nationale, 1848.</figcaption>
</figure>


<ul>
<li>Sujet : capitaine des lanciers de la Garde nationale</li>
<li>Auteur : inconnu</li>
<li>Date : 1848</li>
<li>Support : daguerréotype, 12 x 15,5 cm</li>
<li>Collection : Bibliothèque nationale de France</li>
<li>Identifiant : ark:/12148/cb40324074x</li>
</ul>

<p>On distingue la plaque en laiton sur le chapska qui représentait alors un coq posé sur un globe entouré d’une couronne de laurier et de chêne avec une banderole portant la devise napoléonienne “Liberté, ordre public”. Elle est surmontée d’une cocarde en tissu. La jolie passementerie blanche avec deux glands à franges s’appelle un cordon-raquettes. Les plumes étaient de trois couleurs.</p>

<p>Et là, j’ai la grande-duchesse de Gérolstein qui me chante à l’oreille : “Ah ! Que j’aime les militaires, leur uniforme coquet…”</p>]]>
        
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    <title>Les compères</title>
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    <published>2026-07-23T17:48:43Z</published>
    <updated>2026-08-04T01:18:13Z</updated>

    <summary> Deux hommes : l’un assis, portant un haut de forme, l’autre debout, portant un chapeau melon. Anonyme, seconde moitié du XIXe siècle. Ferrotype, 6,2 x 9 cm. BNF. Il m’arrive de temps en temps d’exercer ma sérendipité sur le...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/tintype-bnf_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/tintype-bnf.jpg" alt="Ferrotype représentant deux hommes, l’un assis, l’autre debout.">
<figcaption>Deux hommes : l’un assis, portant un haut de forme, l’autre debout, portant un chapeau melon. <br />Anonyme, seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. Ferrotype, 6,2 x 9 cm. <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009147z">BNF</a>.</figcaption>
</figure>

<p>Il m’arrive de temps en temps d’exercer ma sérendipité sur le site de la Bibliothèque nationale de France, et je n’en reviens jamais les mains vides, comme le prouve cette charmante image.</p>

<p>Que sait-on d’elle ? À voir la <a href="https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb43818715c">notice de la BNF</a>, vraiment pas grand-chose. Il est indiqué : “auteur non identifié”, “date de publication : 1853-1930” (c’est large…), “photographie positive : ferrotype”.</p>

<p>On devine sur les bords de l’image (que j’ai recadrée par souci esthétique), aux endroits où l’émulsion s’est écaillée, le support en métal qui est caractéristique du ferrotype. La forme irrégulière de la plaque et les rehauts de couleur (discrets, sur les joues) sont habituels avec ce procédé. La taille correspond au standard de 2½ x 3½ pouces (6,3 x 8,9 cm), un format usuel que l’on rencontrait par exemple avec des appareils de type <a href="https://www.antiquewoodcameras.com/smc-bx1.html">Bon Ton View Box</a> qui permettaient d’obtenir une image en quatre exemplaires sur une plaque 5 x 7. </p>

<p>Le ferrotype est un procédé rapide au collodion humide sur plaque de métal, successeur de l’ambrotype qui utilise des plaques de verre. Le fait que le support ne se brise pas a grandement participé à sa popularité. Il était par exemple possible de l’expédier à un proche, un usage qui  fut répandu pendant la guerre de Sécession américaine. Bien que son invention soit parisienne (Adolphe-Alexandre Martin, 1853), la pratique du procédé connut son plus grand succès en Amérique du Nord et son apogée fut dans les années 1870-1880. Comme pour le daguerréotype et l’ambrotype, il s’agit d’un procédé direct, c’est-à-dire que c’est la plaque exposée dans la chambre qui devient l’image finale. Il n’y a pas de négatif intermédiaire permettant de faire des tirages supplémentaires et l’image est donc unique. Et, en corollaire, l’image est généralement inversée (il a existé des appareils pouvant rétablir le bon sens grâce à un prisme ou un miroir, mais leur usage fut moins fréquent). </p>

<p>Les artisans du ferrotype, les ferrotypistes, étaient souvent des photographes itinérants, se déplaçant de ville en ville, dans les foires, les fêtes foraines et les marchés, et même à proximité des champs de bataille. Ils offraient leurs services à des prix abordables, ce qui fait que le corpus des ferrotypes comporte plus volontiers des portraits des classes moyennes et ouvrières, ainsi que des sujets/poses moins académiques. La pratique foraine était aussi répandue en Europe, comme en témoigne ce <a href="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009181x">ferrotype de 1893</a> représentant quatre compères à la foire de Mouscron (Wallonie).</p>

<p>Le Rijksmuseum Amsterdam possède un <a href="https://www.rijksmuseum.nl/nl/collectie/object/RP-F-2009-99--3ff257247cf210ab76444dcb1ea7d9bd">joli ferrotype</a> qui illustre à la fois le métier de ferrotypiste ambulant et l’inversion de l’image.</p>

<p>Mais, revenons à notre image. La seule information solide est qu’elle fait partie de la collection de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Sirot">Georges Sirot</a> (1898-1977), une centaine de milliers de photographies partiellement acquises par la BNF sous la houlette de  Jean Adhémar, par achat en 1955 (60 000 images) puis par donation en 1956 (15 000). Cette collection, très éclectique, contient des merveilles de la photographie du XIX<sup>e</sup> siècle, achetées à une époque où personne ne faisait grand cas de ces images et où les prix étaient donc dérisoires. Des Delmaet et Durandelle, des Marville, des Blanquart-Evrard, des Bayard, des Bisson Frères, des Collard, des Tournachon, des Nadar, des Le Gray, etc., la liste est longue. Mais on y trouve aussi d’innombrables exemples de photographie populaire et anonyme, comme dans le cas qui nous intéresse ici.</p>

<p>Mais bon, je m’égare dans les détails… la seule chose importante que je voulais dire en publiant cette trouvaille est que j’ai un faible pour les grandes oreilles décollées.</p>
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    <title>Cloître de San Juan de Duero</title>
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    <published>2026-07-21T21:40:03Z</published>
    <updated>2026-07-21T21:52:10Z</updated>

    <summary> Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne. Angle nord-ouest. Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne. Angle sud-ouest. Parcourant l’actualité du jour, m’intéressant aux feux en Espagne, je suis tombé sérendipitément sur le magnifique cloître en ruine...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/san-juan-de-duero-1_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/san-juan-de-duero-1.jpg" alt="Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne">
<figcaption>Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne. Angle nord-ouest.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/san-juan-de-duero-2_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/san-juan-de-duero-2.jpg" alt="Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne">
<figcaption>Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne. Angle sud-ouest.</figcaption>
</figure>

<p>Parcourant l’actualité du jour, m’intéressant aux feux en Espagne, je suis tombé sérendipitément sur le magnifique cloître en ruine de <a href="https://es.wikipedia.org/wiki/Monasterio_de_San_Juan_de_Duero">San Juan de Duero</a> à Soria, une ville en Castille-et-León. Composé de 44 arcades en grès de Valonsadero, il déploie une grande variété de styles architecturaux, mêlant roman et mudéjar, dont des arcs croisés et ajourés comme je n’en avais jamais vu ailleurs. </p>

<p>Ce cloître date probablement du début du XIII<sup>e</sup> siècle et faisait partie d’une commanderie, aujourd’hui disparue, construite par l’ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/san-juan-de-duero-3_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/san-juan-de-duero-3.jpg" alt="Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne">
<figcaption>Cloître de San Juan de Duero, Soria, Espagne. Arcades nord et église du XII<sup>e</sup> siècle.</figcaption>
</figure>

<p>(Illustrations générées à l’aide d’une IA, <a href="https://app.reve.com">Reve</a> en l’occurence.)</p>

<figure>
<img src="/images/2026/san-juan-de-duero-4_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/san-juan-de-duero-4.jpg" alt="Église de San Juan de Duero, Soria, Espagne">
<figcaption>Église de San Juan de Duero, Soria, Espagne. <br />Chapiteau représentant la décollation de Jean Baptiste, XII<sup>e</sup> siècle. <br />Photographie <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Soria_San_Juan_de_Duero_Kapitell_1a_204.jpg">G. Freihalter</a>, 2013. CC BY-SA 3.0.</figcaption>
</figure>
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    <title>Derrière l’image</title>
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    <published>2026-07-20T21:25:05Z</published>
    <updated>2026-07-21T06:48:36Z</updated>

    <summary> Jason Limon : Our Cat, 30,5 x 30,5 cm, 2026. [Via Colossal.]...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/our-cat_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/our-cat.jpg" alt="Jason Limon, “Our Cat”">
<figcaption><a href="https://www.limon-art.com/">Jason Limon</a> : <i>Our Cat</i>, 30,5 x 30,5 cm, 2026.</figcaption>
</figure>

<p>[Via <a href="https://www.thisiscolossal.com/2026/07/trompe-loeil-paintings-jason-limon/">Colossal</a>.]</p>]]>
        
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    <title>Le ventilo est de gauche</title>
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    <published>2026-07-14T16:17:58Z</published>
    <updated>2026-07-18T15:02:10Z</updated>

    <summary>[…] Je rentre d’un mois en France. Avec un instinct très sûr pour trouver les destinations les plus hots, j’ai choisi l’Hexagone pendant une canicule historique. C’était, comment dire, invivable ? Le mercure montait tous les jours, les incendies de...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>[…] Je rentre d’un mois en France. Avec un instinct très sûr pour trouver les destinations les plus <i>hots</i>, j’ai choisi l’Hexagone pendant une canicule historique. C’était, comment dire, invivable ? Le mercure montait tous les jours, les incendies de forêt ravageaient des hectares de territoire, laissant les cultures ravagées et les bêtes, mourantes. Les Français cuisaient à petit feu, et nous aussi. La seule chose plus chaude que l’air était le ton des débats dans les médias.</p>

<p>Débats, demandez-vous ?</p>

<p>En apparence, il n’y a pas à débattre : C’EST une canicule. Il faut agir et protéger les plus vulnérables. Mais nous sommes en France… TOUT est politique.</p>

<p>Il est évident que dans les médias, on n’allait pas en rester aux conseils médicaux pour contrer les effets de l’extrême chaleur. C’était la ruée vers les ventilateurs et les climatiseurs. Très rapidement, des députés écologistes et de LFI sont montés au créneau pour culpabiliser ceux qui lorgnaient la clim : c’est MAL !</p>

<p>La climatisation est une réponse individuelle à un problème collectif, le réchauffement climatique. La clim rejette de l’air chaud, accentuant le problème. Elle est donc, pour plusieurs, de « droite ». Par contre, le ventilo, plus inoffensif, est de « gauche » ! Quant aux propriétaires disposant de rares appartements climatisés, ils sont, dans un certain discours en France, d’« extrême droite ». Tous les politiciens ont eu à se prononcer sur cette question, et les positions des partis étaient claires. Pendant ce temps, les vieux dans les centres non rafraîchis souffraient, tandis qu’on ne parlait pas assez de la nécessité de revoir la façon d’aménager les villes pour contrer les effets de la chaleur.</p>

<p>Dans une succursale de la grande surface Lidl, une promotion de climatiseurs portatifs a viré à l’émeute. Or, qui se précipitait sur ce qu’on aurait presque envie de qualifier d’« engins de la mort » ? Les plus pauvres, les plus vulnérables, les habitants de cette banlieue défavorisée, qu’on pourrait qualifier dans la logique de la saison de chouchous de la « gauche extrême » ! Comme quoi le catéchisme idéologique des partis fond sous la canicule… (ironie)</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Marie-France Bazzo : “<a href="https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2026-07-14/un-mois-dans-l-hexagone/la-france-a-les-bleus.php">La France a les Bleus</a>”.</cite></p></blockquote>]]>
        
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    <title>Aventuriers à vélo</title>
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    <published>2026-07-13T16:45:40Z</published>
    <updated>2026-07-15T12:38:48Z</updated>

    <summary> Le vélo “Ernest” à la gare Montparnasse. Photo Aurélie. Certains se souviennent peut-être de Veuve Tarquine et de son Bricablog. Je découvre aujourd’hui qu’Aurélie fait de la randonnée en vélo et vient d’embarquer à Saint-Nazaire en direction de Saint-Pierre...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/velo-ernest_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/velo-ernest.jpg" alt="Le vélo “Ernest” à la gare Montparnasse”">
<figcaption>Le vélo “Ernest” à la gare Montparnasse. Photo Aurélie.</figcaption></figure>

<p>Certains se souviennent peut-être de Veuve Tarquine et de son <i>Bricablog</i>. Je découvre aujourd’hui qu’Aurélie fait de la randonnée en vélo et vient d’<a href="https://biclousetbidouilles.com/quitter-saint-nazaire-pour-prendre-la-mer/">embarquer à Saint-Nazaire</a> en direction de Saint-Pierre et Terre-Neuve (et pas sur n’importe quel navire… sur le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Neoliner_Origin"><i>Neoliner Origin</i></a>, un RoRo à voiles auxiliaires). Cette fille est folle…</p>

<p>Quoiqu’il en soit, vous pouvez suivre ses aventures <a href="https://biclousetbidouilles.com/category/terre-neuve/">ici</a>.</p>

<p>Le bikepacking, ce n’est vraiment pas mon truc (un vélo de 20 kilos et plus, tout le barda, le camping sauvage, la faune qui n’a qu’une idée, te bouffer, etc., beuark…). Ça ne m’empêche pas d’admirer les gens qui le pratiquent. Je suis abonné depuis pas mal de temps à la chaîne Youtube de <a href="https://www.youtube.com/@Charlesenv%C3%A9lo/videos">Charles Verreault-Lemieux</a>, alias <i>Charles en vélo</i>, un gars de Saint-Gabriel-de-Valcartier, géologue de profession, qui a déjà beaucoup roulé à travers le monde (Brésil, Guyane, Suriname, Guyana, Venezuela, Trinité-et-Tobago, les Antilles, Porto Rico, la République dominicaine, Cuba, les Bahamas, etc.).</p>

<p>L’année dernière, il a entrepris un périple de Limoilou vers l’Europe. Il a traversé le Labrador via la route <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Route_510_(Terre-Neuve-et-Labrador)">Trans-Labradorienne</a> (un exploit en soi), puis il a pris le ferry pour Terre-Neuve et fait une courte <a href="https://www.youtube.com/watch?v=iw4V1WE7Wis">escapade à Saint-Pierre-et-Miquelon</a>, avant de prendre un ferry pour l’Islande. Il est aujourd’hui en Norvège (mais il est très en retard sur la publication de ses vidéos) après avoir traversé une bonne douzaine de pays européens.</p>]]>
        
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    <title>Lady Graham (1956-2026)</title>
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    <published>2026-07-12T15:37:34Z</published>
    <updated>2026-07-12T15:38:45Z</updated>

    <summary>Sen. Lindsey Graham returned to the national spotlight this week, overseeing the confirmation hearings for Amy Coney Barrett. The irony of this appears largely lost on the mainstream media. Graham, for years and years rumored to be gay, is rushing...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<blockquote lang="en"><p>Sen. Lindsey Graham returned to the national spotlight this week, overseeing the confirmation hearings for Amy Coney Barrett. The irony of this appears largely lost on the mainstream media.</p>

<p>Graham, for years and years rumored to be gay, is rushing the confirmation of a Supreme Court justice who will likely rule on challenges to the Obergefell marriage decision that will undoubtedly curtail its scope, if not overturn it entirely, as Justices Alito and Thomas revealed last week as their goal.</p>

<p>The confirmed bachelor’s efforts to keep his sexual orientation a secret suffered a blow this summer, when male escorts and porn stars created a stir with the “Lady Graham” hashtag and revelations about “ladybugs” (Google it if you have an iron stomach). Porn star Sean Harding went public on Twitter, alleging Graham has hired multiple D.C.-based escorts over the years who signed non-disclosure agreements, which have enabled this farce to persist for so long.</p>

<p>Closeted figures like Graham have done so much damage over the years, from Donald Trump’s idol and mentor Roy Cohn, to Sen. Larry Craig of Idaho, passing laws and judgment against members of their own community while cowering in the shadows. It’s remarkable that in 2016 Graham ran for president and is now running for re-election to the Senate while largely avoiding questions about his sexual orientation from the media. His disdain for the LGBTQ community is established in a string of votes against our interests, from voting against the Employment Non-Discrimination Act to co-sponsoring the Defense of Marriage Act, to shoving a hostile Supreme Court justice down our throats two weeks before a presidential election after vowing he would never do such a thing.</p>

<p>[…] Patti LuPone said it best when she tweeted earlier this year: “Lindsey Graham you are a disgrace. On a personal note, why don’t you just bite the bullet and come out. You might just come to your senses.”</p>

<p><cite><i>Blade</i>, Kevin Naff, October 16, 2020: “<a href="https://www.washingtonblade.com/2020/10/16/the-sad-closeted-hypocrisy-of-lindsey-graham/">The sad, closeted hypocrisy of Lindsey Graham</a>.”</cite></p></blockquote>

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    <title>Sexe, sorcières et résistance</title>
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    <published>2026-07-10T19:03:06Z</published>
    <updated>2026-07-13T07:44:58Z</updated>

    <summary> Photographie NGO “ZEMLIACHKY”, via The Ukraine Media Center. L’année dernière, pendant plusieurs mois, une femme au foyer ukrainienne de 35 ans, se sentant seule dans un mariage qui s’étiolait, a échangé des messages WhatsApp avec un commandant tchétchène, Achmad,...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/ukrainian-soldier_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/ukrainian-soldier.jpg" alt="Soldate ukrainienne">
<figcaption>Photographie <a href="https://www.zemliachky.org/en/">NGO “ZEMLIACHKY”</a>, via <a href="https://photo.mediacenter.org.ua">The Ukraine Media Center</a>.</figcaption>
</figure>

<blockquote><p>L’année dernière, pendant plusieurs mois, une femme au foyer ukrainienne de 35 ans, se sentant seule dans un mariage qui s’étiolait, a échangé des messages <i>WhatsApp</i> avec un commandant tchétchène, Achmad, stationné quelque part dans le sud occupé de l’Ukraine. Ils se racontaient leurs journées, leurs déceptions, leurs espoirs pour la fin de la guerre. Elle posait des questions sur le front. Il lui en parlait. « Envoie-moi une photo », dit-elle. « Je veux voir ta vie. »</p>

<p>Un après-midi, il accepta : une photo prise à l’intérieur d’un baraquement, où l’on voit lui et un autre soldat, tout sourire, devant l’objectif. Derrière eux, sur le mur, se trouvait une carte du camp indiquant la position de l’unité.</p>

<p>La femme au foyer n’existait pas. C’était en fait un officier d’âge mûr nommé Serhiy, travaillant pour la direction du renseignement militaire ukrainien, dans le cadre d’un effort concerté visant à soutirer des secrets aux hommes envoyés occuper son pays.</p>

<p>« Serhiy est un séducteur né », confie son commandant. « Les gars de notre équipe ont commencé à lui demander des conseils en matière de rencontres. » Peu après qu’Achmad eut envoyé cette photo, les coordonnées qu’elle révélait ont été frappées par un drone ukrainien.</p>

<p>[…] Rares sont les agents de la résistance [en territoire sous contrôle russe] à bénéficier d’une formation. La plupart apprennent sur le tas. Les partisans se partagent des manuels de techniques de combat imprimés afin d’éviter d’utiliser les canaux numériques vulnérables. Au sein de la brigade de partisans de Kherson, l’un des plus recherchés est un manuel datant de l’époque soviétique décrivant les tactiques d’infiltration de la CIA en Afrique pendant la Guerre froide. Aucune version en ligne n’existe, mais un exemplaire original, usé jusqu’à la corde, circule parmi les résistants.</p>

<p>« Votre CIA était douée pour ça », dit Dmytro. « Bande de bâtards, vous saviez comment vous servir du cul. »</p>

<p>Plusieurs imprimeries ukrainiennes ont mis au point des méthodes pour dissimuler des modes d’emploi dans des best-sellers. Un garde à un point de contrôle russe, feuilletant un livre de poche artificiellement usé, ignorera probablement que certaines pages expliquent comment le tuer.</p>

<p>Dans les territoires occupés, les femmes constituent l’épine dorsale de la résistance. Nombre d’entre elles occupent des postes au sein de l’administration civile russe – dans les dispensaires, les écoles et les bureaux gouvernementaux – et font rapport aux services de renseignement ukrainiens. Elles exploitent les préjugés des occupants : les soldats russes ont souvent du mal à imaginer que des femmes puissent être des combattantes. Rares sont ceux qui soupçonnent qu’une grand-mère passant devant leur caserne chaque matin, sacs de courses à la main, est le premier maillon d’une chaîne meurtrière.</p>

<p>[…] Les sources les plus précieuses sont les occupants eux-mêmes. En Ukraine libre, des agents nouent des relations en ligne avec des soldats d’occupation. La plupart de ces agents sont des femmes, même si certains hommes, comme Serhiy, ont un don naturel pour ça. Les soldats russes natifs sont généralement difficiles à approcher ; ils sont dans la transaction, m’a confié le commandant de Serhiy. « Dès les cinq premières minutes, ils demandent systématiquement : “On va baiser ou pas ?” » Les Tchétchènes, en revanche, sont « bien plus enclins à rechercher une véritable relation » et sont plus faciles à manipuler.</p>

<p>[…] Les femmes sont essentielles à la résistance ukrainienne. « Elles peuvent aller là où les hommes ne peuvent pas, faire des choses qu’ils ne peuvent pas », m’a confié Andriushchenko, qui dirige des agents à Marioupol. « De plus, elles sont impitoyables. » Plusieurs chefs de la résistance appellent leurs agentes « vidma », un terme récurrent du folklore ukrainien. Sa traduction la plus proche est « sorcière », mais sa connotation est tout autre ici. Ce mot dérive de « vidate », qui signifie « savoir ». Lesia Orobets, ancienne députée au Parlement ukrainien, explique : « Les vidmas étaient des sages. Elles comprenaient les secrets de leur environnement. Ici, en Ukraine, nos vidmas étaient respectées pour leur savoir, et pas brûlées vives pour ça. »</p>

<p>Ces guerrières-sorcières sont devenues les atouts les plus redoutés des services de renseignement ukrainiens, se déplaçant en territoire occupé comme des ombres. Orobets voyage souvent à l’étranger, où on lui demande parfois : « Que se passera-t-il si l’Ukraine n’a plus d’hommes ? »</p>

<p>« Attention à ce que vous désirez », dit-elle. « Si les femmes ukrainiennes prennent le pouvoir, il ne restera plus un seul Russe en vie. »</p>

<p>[…]  Iegor Kravchenko, alias « Bélier », commande une compagnie du 426<sup>e</sup> régiment de systèmes sans pilote ukrainien. Chaque nuit, son unité déploie des drones d’attaque sur les territoires occupés. « Un pourcentage important de ces missions, m’a-t-il confié, repose sur des renseignements fournis par la résistance. »</p>

<p>Aujourd’hui, les frappes de drones à moyenne portée constituent le principal moteur de l’activité des partisans. Elles sont devenues d’une efficacité redoutable. Pour une cible prioritaire – un système de défense aérienne, un poste de commandement, un dépôt de munitions – il peut s’écouler de 15 minutes à quelques heures entre la transmission des coordonnées et la frappe. Il est même arrivé qu’un agent soit encore en train de discuter en ligne avec un soldat lorsqu’un drone a frappé la position. « Notre objectif », a déclaré Orobets, « est de faire en sorte que les soldats russes n’atteignent jamais la ligne de front. »</p>

<p>J’ai demandé aux partisans pourquoi ils me parlaient, partageant des détails intimes sur les opérations les plus dangereuses de la guerre. En partie, ils adressent un message à l’occupant : « Ici, vous êtes haïs. » Sestra l’a exprimé plus clairement : « Je veux que chaque soldat russe qui a foulé notre sol porte en lui cette paranoïa, suffocante, implacable, à chaque seconde. Je veux qu’il regarde la grand-mère au marché, le chauffeur de bus, le médecin à la clinique, le passant lambda dans la rue – et qu’il voie en chacun d’eux sa propre destruction potentielle. »</p>

<p>Quant à Achmad, le commandant tchétchène qui a révélé l’emplacement de sa propre caserne, Andriushchenko a été direct : « Il a disparu d’Internet, mais nous soupçonnons qu’il ne réalise toujours pas qu’il flirtait avec un tchouvak d’âge moyen », c’est-à-dire un mec.</p>

<p>Je lui ai demandé s’il craignait d’exposer Achmad comme source. « Non. J’espère que son unité apprendra ce qu’il a fait », a répondu Andriushchenko. « Et ensuite, j’espère qu’ils lui couperont les couilles. »</p>

<p><cite>Extrait et traduit de <i>The Atlantic</i>, Ken Harbaugh, “<a href="https://www.theatlantic.com/international/2026/06/underground-intelligence-network-russia-ukraine/687578/">The Warrior-Witches of Ukraine’s Resistance</a>”.</cite></p></blockquote>]]>
        
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    <title>Anachronalgie</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.372</id>
    <published>2026-07-06T18:30:34Z</published>
    <updated>2026-07-08T15:52:06Z</updated>

    <summary>Je m’interrogeais récemment sur la nostalgie qu’éprouvent certains pour des époques qu’ils n’ont pas connues. Aujourd’hui, je découvre qu’il existe un mot pour désigner ce phénomène, un néologisme créé par John Kœnig dans son Dictionnaire des peines obscures. ANEMOIA noun....</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<p>Je m’interrogeais <a href="https://navire.net/2026/mouvement-de-jeunes-giscardiens.html">récemment</a> sur la nostalgie qu’éprouvent certains pour des époques qu’ils n’ont pas connues.</p>

<p>Aujourd’hui, je découvre qu’il existe un mot pour désigner ce phénomène, un néologisme créé par John Kœnig dans son <i>Dictionnaire des peines obscures</i>.</p>

<dl lang="en">

<dt><strong>ANEMOIA</strong></dt> <dd><i>noun.</i> Nostalgia for a time you never experienced. <i>Ancient Greek ἄνεμος (ánemos), wind + νόος (nóos), mind.</i></dd>

</dl>

<p>Je ne le trouve guère joli. Le cul entre <i>anemia</i> et <i>enema</i>…</p>

<p><i>Nostalgie</i> a été crée par le médecin suisse Johannes Hofer en 1688, de νόστος (<i>nóstos</i>, le retour, l’action de revenir à la maison) et ἄλγος (<i>álgos</i>, la douleur, la souffrance), afin de décrire la mélancolie éprouvée par les mercenaires suisses éloignés de leur village.</p>

<p>En grec ancien, <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CE%AC%CE%BB%CE%B1%CE%B9">τὸ πάλαι</a> (<i>pắlai</i>) signifiait le temps jadis, autrefois, l’ancien temps. Cela pourrait être un bon début.</p>

<p>Faute de mieux pour le moment, je propose : <i>agnochronalgie</i>, <i>anachronalgie</i> ou encore <i>xénochronalgie</i>.</p>

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    <title>Les dernières images de Pasolini</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.371</id>
    <published>2026-07-06T17:21:59Z</published>
    <updated>2026-07-06T17:28:16Z</updated>

    <summary> Ces photographies ont été réalisées en octobre 1975 par Dino Pedriali (1950-2021) dans la maison de la tour de Chia (de son vrai nom le château de Corte Casale) où Pier Paolo Pasolini vivait et travaillait, près de Viterbe....</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/pasolini-01_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/pasolini-01.jpg" alt="Pier Paolo Pasolini, photographie de Dino Pedriali">
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/pasolini-02_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/pasolini-02.jpg" alt="Pier Paolo Pasolini, photographie de Dino Pedriali">
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/pasolini-05_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/pasolini-05.jpg" alt="Pier Paolo Pasolini, photographie de Dino Pedriali">
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/pasolini-04_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/pasolini-04.jpg" alt="Pier Paolo Pasolini, photographie de Dino Pedriali">
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/pasolini-03_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/pasolini-03.jpg" alt="Pier Paolo Pasolini, photographie de Dino Pedriali">
</figure>

<p>Ces photographies ont été réalisées en octobre 1975 par Dino Pedriali (1950-2021) dans la maison de la tour de Chia (de son vrai nom le château de Corte Casale) où Pier Paolo Pasolini vivait et travaillait, près de Viterbe.</p>

<p>Pier Paolo avait découvert la région de Viterbe en 1964, lors d’un voyage de repérage pour son film <i>L’Évangile selon saint Matthieu</i>. Il en était tombé amoureux et y avait acheté en 1970 une tour isolée du XIII<sup>e</sup> siècle qu’il avait transformée en une retraite loin du tumulte de Rome, un havre de paix et de création créé en collaboration avec l’architecte palermitain Ninfo Burruano. C’est là où il travaillait à son roman <i>Petrolio</i>, qu’il prévoyait d’illustrer de photographies de Dino Pedriali, un projet laissé inachevé par sa mort tragique début novembre 1975.</p>

<blockquote lang="it"><p>Fu la sua ultima provocazione, del resto, il Corpo, che per Lui era fondamentalmente e parte del Suo pensiero. Cosa crea più scandalo, il Suo Corpo Nudo o la Sua mente? L'azione di Pasolini è un’azione precisa: aver “gettato il proprio corpo nella lotta” non permette repliche, manipolazioni.</p>

<p><cite>Dino Pedriali, 21 gennaio 2011.</cite></p></blockquote>
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