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    <title>Navire</title>
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    <updated>2026-10-27T22:04:50Z</updated>
    


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    <title>At the rainbow’s end was surely Abilene</title>
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    <published>2026-10-27T13:17:45Z</published>
    <updated>2026-10-27T22:04:50Z</updated>

    <summary> Un joli reportage de Lyna Mansouri et Cloé (sic) Giroux, Radio Canada. Nous irons voir les résultats à Abilene, Texas… Un poème en passant, parce que… pourquoi pas : On a jaded horse at the close of day, A...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<div class="video-container">
<iframe width="800" height="450" src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/-5MVwxKqG3g?rel=0&showinfo=0" allowfullscreen=""></iframe>
</div>

<p>Un joli reportage de Lyna Mansouri et Cloé <i>(sic)</i> Giroux, Radio Canada.</p>

<p>Nous irons voir les résultats à Abilene, Texas…</p>

<p>Un poème en passant, parce que… pourquoi pas :</p>

<blockquote lang="en"><p>On a jaded horse at the close of day,  <br>
A youth gazed across the plain <br>
At the blinking lights that guided him <br>
Like masts upon the main. <br>
As he spurred the stolid pony on <br>
Toward the heartening scene <br>
He sighed relief and hummed a tune, <br>
For this was Abilene. </p>

<p>Where freighter’s mules munched fat nosebags <br>
And Lapowski reigned supreme, <br>
Where glittering barrooms graced the night <br>
Amid the songs of dance-hall queens; <br>
Where rugged men with boots and beards <br>
Watched the swiftly moving scene, <br>
They bought their joy and paid in gold <br>
When they came to Abilene. </p>

<p>Here tight-lipped men from lonely trails <br>
Came in to have their fling, <br>
Their hard-earned gold like water flowed <br>
While they made the welkin ring. <br>
When the spree was done they drifted back <br>
To trail and bunkhouse scenes <br>
Without remorse for their missing gold, <br>
For they’d been to Abilene. </p>

<p>Her glittering streets that shine today <br>
Have known the clank of spurs, <br>
And booted heels have clumped their way <br>
Where now swift motors purr. <br>
Skyscrapers pierce the evening shades <br>
And throw a purple sheen <br>
While sky birds zoom a lazy tune <br>
Over modern Abilene.</p>

<p>Yet I’d turn back on the trail of years <br>
To the old T-Diamond days <br>
And spur a tired pony on <br>
Through the nightfall’s gathering haze. <br>
Could I go back to that happy day <br>
When I was seventeen <br>
And thought the prize at the rainbow’s end <br>
Was surely Abilene.</p>

<p><cite><i><a href="https://texashistory.unt.edu/ark:/67531/metapth1091689/m1/1/">Abilene… Texas</a></i>, 1936. <a href="https://www.tshaonline.org/handbook/entries/cousins-walter-henry">Walter H. Cousins</a> (1878-1942).</cite></p></blockquote>

]]>
        
    </content>
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    <title>La révolution ArtCraft</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.410</id>
    <published>2026-10-25T18:25:52Z</published>
    <updated>2026-10-25T23:51:02Z</updated>

    <summary>Vous n’avez sans doute pas échappé à la tornade ArtCraft, ces applications qui copient les produits les plus connus d’Adobe et de Microsoft (mais aussi d’Autodesk et de Figma). Comme vous, j’ai vu des articles et commentaires à peu près...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<p>Vous n’avez sans doute pas échappé à la tornade <i><a href="https://getartcraft.com/">ArtCraft</a></i>, ces applications qui copient les produits les plus connus d’Adobe et de Microsoft (mais aussi d’Autodesk et de Figma). Comme vous, j’ai vu des articles et commentaires à peu près partout, même dans des médias généralistes. Ce qui m’a donné l’occasion de voir beaucoup de bêtises et de jugements péremptoires. </p>

<p>D’innombrables vidéastes en quête de “views” sur YouTube, quantité de pseudo-experts pontifiants sur LinkedIn, se sont précipités pour être les premiers à donner leur avis tout frais, tout chaud, démontrant au mieux leur méconnaissance du sujet, au pire, leur fatuité. Beaucoup se sont limités à <i><a href="https://getartcraft.com/apps/photocraft">PhotoCraft</a></i>, parce que <i>Photoshop</i> est probablement l’application la plus emblématique et que c’est la seule avec laquelle ils ont une quelconque familiarité.</p>

<p><i>“LOL, ces applications sont nulles, il y a des bogues partout. Passez votre chemin, il n’y a rien à voir.”</i> Oui, tu as téléchargé une version alpha lorsque le buzz a commencé à éclore et tu as passé un maximum de 5 minutes dessus. Oui, il y avait encore plein de fonctions non implémentées et des comportements parfois bizarres. Et oui, tu t’es permis de juger tout ça de façon définitive et de jeter le bébé et l’eau du bain. Tu aurais pu dire : <i>“En l’état, ce n’est pas utilisable dans un contexte de production, mais il faudra voir comment ça évolue.”</i> Mais non, tu ne l’as pas dit, parce que tu es un clown.</p>

<p>Je dirais qu’au moins les neuf dixièmes des avis/opinions que j’ai pu croiser se cantonnent dans la superficialité. (Un ratio qui, vous me direz, n’est pas propre à ce sujet spécifique.) Peu ont vraiment pris le temps de tester plusieurs applications en profondeur, et encore moins à s’intéresser au processus de développement. Il y a tellement de gens à côté de la plaque que cela m’a quelque peu agacé (au cas où le ton de ce billet ne le laisserait pas deviner).</p>


<figure>
<img src="/images/2026/artcarft-launcher.jpg" data-lightbox="/images/2026/artcarft-launcher.jpg" alt="ArtCraft Launcher">
<figcaption>ArtCraft Launcher.</figcaption>
</figure>


<h2>Idées reçues et grosses erreurs d’appréciation</h2>

<p>Un premier point important, c’est que, contrairement à ce qu’on peut lire à droite et à gauche, <strong><i>ArtCraft</i> n’est pas du <i>reverse engineering</i> au sens de décompilation des binaires</strong> d’un logiciel propriétaire (même si les cas de décompilation se multiplient aujourd’hui, souvent pour les jeux, par exemple <a href="https://blog.chrislewis.au/decompiling-a-nintendo-64-game-in-84-days/"><i>Snowboard Kids</i> sur N64</a>). Il s’agit de <i>cleanroom software engineering</i> (ingénierie logicielle en salle blanche), où chaque fonction du logiciel d’origine est implémentée l’une après l’autre à partir de zéro (en langage Rust) et est rigoureusement testée pour voir si son fonctionnement est conforme à l’original, bien sûr sans réutilisation d’aucun <i>asset</i>. C’est bien plus de travail que certains l’imaginent.</p>

<p>Second point tout aussi important, <strong><i>ArtCraft</i> n’est pas un projet de <i>vibe coding</i></strong> au sens du gars pas forcément expérimenté en code qui demande en langage naturel à son LLM favori <i>“Dis, développe-moi un jeu de démineur”</i>. C’est un projet très structuré, entièrement à code source ouvert, accessible <a href="https://github.com/storytold">sur GitHub</a>, en licence MIT ou Apache 2.0 (à votre choix), avec une <a href="https://github.com/storytold/photocraft/blob/main/ROADMAP.md">feuille de route</a> et une <a href="https://github.com/storytold/photocraft/blob/main/docs/target-app-parity.md">couverture des fonctionnalités</a>, animé par <a href="https://github.com/storytold/photocraft/graphs/contributors">plus de 420 contributeurs</a> pour la plupart humains (chiffre pour l’application <i>PhotoCraft</i>) qui produisent des milliers de commits par semaine, et qui ont dans leur carnet à l’heure où j’écris ces lignes <a href="https://github.com/storytold/photocraft/issues">2 021 tickets ouverts</a> et 2 597 fermés. Je ne pense pas qu’il y ait de précédent dans l’histoire quant à l’envergure de ce projet.</p>

<p>On parle souvent de vélocité dans le développement de logiciels. Conséquence de ce qui est énoncé dans le précédent paragraphe, on peut parler ici de <strong>vélocité supersonique</strong>. Le rythme d’itération est affolant. Si vous avez installé l’excellent <i><a href="https://getartcraft.com/apps">ArtCraft Launcher</a></i> (l’équivalent de l’app <i>Creative Cloud</i> d’Adobe), vous verrez que les nouvelles versions sont quasi quotidiennes, voir biquotidiennes pour <i>PhotoCraft</i>. Même le lanceur est mis à jour plusieurs fois par semaine. Et tu vois le gars qui se plaint <i>“Ouais, mais c’est trop nul, il n’y a pas cette fonctionnalité”</i>. Tu te dis <i>“C’est bizarre, je suis bien sûr d’avoir utilisé cette fonctionnalité il y a deux jours”</i>. Tu vérifies, et oui, elle est là. Mets à jour ton app avant de chialer en public. Banane.</p>

<p>Et répétons-le à l’usage des mal-comprenants : ce sont des versions alpha. Et les pages du projet sont très claires à ce sujet :</p>

<blockquote lang="en"><p>Status: PhotoCraft is in early alpha, and we want to be straight about where it stands: much of Photoshop’s feature surface exists in some form, but it is not yet a Photoshop replacement for daily professional work. The biggest gaps are AI/generative features, 15 missing tools, depth in typography and pro workflows, and plug-in compatibility. (…) Expect rough edges, and please file issues (include your OS, document size, layer count and a screenshot).</p></blockquote>

<blockquote><p><i>État : PhotoCraft est en version alpha préliminaire et nous tenons à être transparents quant à son état actuel : la plupart des fonctionnalités de Photoshop sont présentes, mais PhotoCraft ne remplace pas encore Photoshop pour un usage professionnel quotidien. Les principales lacunes concernent l’IA et les fonctionnalités génératives, 15 outils manquants, la profondeur des options de typographie et des flux de travail professionnels, ainsi que la compatibilité avec les plugins. (…) Attendez-vous à rencontrer des imperfections ; merci de signaler tout problème rencontré (en précisant votre système d’exploitation, la taille du document, le nombre de calques et en joignant une capture d’écran).</i></p></blockquote>

<p>Un commentaire sur l’une de ces vidéos Youtube d’un certain “pixelkat1819” :</p>

<blockquote><p>What about “Still being developed” do all these youtuber reviewers not understand?? <br>
Not even in beta, let alone finished alphas. <br>
I’m not saying these will be professionally useable once done… but to complain now about missing features and bug issues is beyond goofy to me. Of course its not worth switching… they aren’t done yet! <br> 
I’m thinking all these review channels are just clicky-bait garbage…. which I stupidly keep falling for. <br>
Get back to us in a few months.</p></blockquote>

<blockquote><p><i>Qu’est-ce que tous ces YouTubeurs qui publient des tests ne comprennent pas dans l’expression “encore en cours de développement” ?? <br>
On n’en est même pas au stade de la bêta, et encore moins à celui d’une version alpha aboutie. <br>
Je ne dis pas que ces outils seront exploitables de manière professionnelle une fois terminés… mais se plaindre dès maintenant de l’absence de fonctionnalités ou de la présence de bugs, je trouve ça tout simplement ridicule. Évidemment que ça ne vaut pas le coup de migrer… ils ne sont pas encore finis ! <br>
J’ai l’impression que toutes ces chaînes de vidéos de tests ne sont que du contenu poubelle conçu pour faire du clic… et je tombe bêtement dans le panneau à chaque fois. <br>
Revenez nous voir dans quelques mois.</i></p></blockquote>

<p>Voilà.</p>

<h2>Quelques autres points en faveur d’<i>ArtCraft</i></h2>

<p><strong>Les applications <i>ArtCraft</i> sont très performantes</strong>, ce qui est la conséquence naturelle d’un code tout neuf, optimisé, sans superposition de strates historiques et tout en Rust. Elles sont aussi très légères, autant sur le disque (195 Mo pour <i>PhotoCraft</i> contre 6,43 Go pour <i>Photoshop</i>) que sur la mémoire vive (une seule et même image ouverte dans les deux logiciels consomme 590,4 Mo pour <i>PhotoCraft</i> et 3,53 Go de RAM pour <i>Photoshop</i>). Elles se mettent à jour et se lancent en quelques secondes. </p>

<p>Petit aparté relatif à la performance. J’ai toujours adoré <i>Illustrator</i>. Je l’utilise depuis ses premières versions en 1987 (<i>Illustrator 88</i>). Pour <a href="https://vergue.com/pages/Catalogue-Marville-Vieux-Paris.html">mon étude de l’œuvre de Charles Marville</a>, j’ai été amené à créer un fichier <i>Illustrator</i> pas mal lourd : une carte superposant les tracés de l’<i>Atlas Vasserot</i> de 1830 à ceux du Paris contemporain et les toponymies anciennes et modernes. Son affichage était très lent dans <i>Illustrator</i>, rendant les sélections et modifications pénibles, au point de travailler comme au bon vieux temps d’<i>Illustrator 88</i> en mode fil de fer (sans prévisualisation). Trouvant les prix d’Adobe de plus en plus excessifs et leur formule d’abonnement très contraignante, j’ai voulu abandonner <i>Illustrator</i>. J’ai donc testé <i>Affinity Designer</i> (aujourd’hui intégré à <i>Affinity by Canva</i>), mais la comptabilité avec les fichiers <i>Illustrator</i> n’était pas là, n’important que des PDFs (ou les flux PDF à l’intérieur de fichiers AI), c’est-à-dire perdant toutes les informations de calques et autres métadonnées d’objets. Il y a quelques jours, j’ai testé <i><a href="https://getartcraft.com/apps/vectorcraft">VectorCraft</a></i>. Pof ! Fichier ouvert quasi instantanément et affichage fluide et impeccable, avec tous les calques et groupes d’origine. J’étais sur le cul.</p>

<p>Bref, <strong><i>ArtCraft</i> fait le travail qu’Adobe aurait du faire depuis des années</strong> s’ils étaient plus attachés à la qualité du code et l’expérience utilisateur qu’occupés à presser ses clients comme des citrons tout en laissant leurs applications s’emmerdifier.</p>

<p><strong>Les applications <i>ArtCraft</i> ajoutent une architecture orientée automatisation</strong> qu’Adobe ne propose pas. Elles intègrent des canaux de contrôle JSON, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Interface_en_ligne_de_commande">ILC</a> et un serveur MCP <i>(Model Context Protocol)</i>. Cela permet de créer des scripts d’automatisation ou de piloter l’application en langage naturel via un LLM pour réaliser des tâches complexes.</p>

<p><strong>Toutes les applications <i>ArtCraft</i> sont disponibles sur Linux</strong>. Vous rêviez d’un éditeur de PDF performant sur Linux ? <i><a href="https://getartcraft.com/apps/pdfcraft">PDFCraft</a></i> est là et gratuit, et les premiers utilisateurs semblent enchantés. Adobe et Affinity ont toujours expliqué qu’il n’y avait pas de part de marché suffisante avec Linux pour justifier leur absence de l’OS. Par le passé, beaucoup de créatifs tentés par Linux ont reculé en raison de la pénurie d’applications professionnelles. “Ouin, mais il y a <i>GIMP</i> !”… Sérieusement ? Va donc laver ta collection de t-shirts AC/DC ou Iron Maiden…</p>

<p>Enfin, pour ceux qui parlent de <i>slop</i>, croyez-vous que les développeurs d’Adobe, de Microsoft et consorts n’utilisent pas de LLM ? Ils vivent avec leur temps (mais ils n’ont sans doute pas trop le choix).</p>

<p>Dernier truc, les apps ont des versions opérables <a href="https://app.getartcraft.com/">sur le web</a>. Ça peut dépanner à l’occasion (je n’ai pas testé).</p>

<h2>En brève et temporaire conclusion</h2>

<p><strong><i>ArtCraft</i>, qu’on aime ou pas, est une révolution majeure</strong>. À terme, ce sera une suite d’applications plus performante que celles d’Adobe, de Microsoft, de Figma et d’Autodesk qui ont servi de modèles, une suite à code source ouvert, gratuite et disponible sur tous les systèmes d’exploitation. Des applications qui vont démocratiser l’accès à des logiciels solides qui étaient à ce jour inaccessibles à beaucoup pour des raisons financières. C’est une libération du carcan du logiciel propriétaire.</p>

<p>Le débat n’est pas “Oui, mais l’IA, c’est mal”. On est déjà plus loin et il n’y a pas de retour en arrière possible. Et oui, l’IA va sans doute provoquer la chute d’Adobe (vendez vos actions maintenant), mais il n’y aura pas grand monde pour pleurer. Pas moi en tout cas, même si j’ai passionnément aimé l’entreprise à ses débuts.</p>

<hr>

<p>Pendant ce temps-là, les modérateurs de r/opensource font <a href="https://www.reddit.com/r/opensource/comments/1xelcuf/your_tokens_arent_valuable_no_more_ai/">la guerre à l’IA</a>. Et aux participants non anglophones :</p>

<blockquote lang="en"><p>If you don’t speak English, you need to find a different community. We cannot distinguish between AI-written and AI-translated. Since you don’t speak English, you can’t even verify yourself if it translated correctly.</p></blockquote>

<p>Les gens censurés et/ou <a href="https://www.reddit.com/r/TrueOpenSource/comments/1xer6oj/good_lord_i_got_perm_banned_just_for_trying_to_be/">bannis</a> de r/opensource ont trouvé refuge sur <a href="https://www.reddit.com/r/TrueOpenSource/">r/TrueOpenSource</a>.</p>

<p>(J’adore les “dramas” sur Reddit.)</p>

<p>Nous vivons une époque formidable.</p>
]]>
        
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    <title>Sortir de sa bulle numérique</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="https://navire.net/2026/sortir-de-sa-bulle-numerique.html" />
    <id>tag:navire.net,2026://1.409</id>
    <published>2026-10-25T13:58:09Z</published>
    <updated>2026-10-25T14:24:06Z</updated>

    <summary>Patrice St-Louis est chargé de cours en enseignement à l’Université Laval : il enseigne à de futurs profs au cégep. Ses étudiants sont, comme nous tous, et peut-être plus du fait de leur âge, solidement enracinés dans leur téléphone. À...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>Patrice St-Louis est chargé de cours en enseignement à l’Université Laval : il enseigne à de futurs profs au cégep.</p>

<p>Ses étudiants sont, comme nous tous, et peut-être plus du fait de leur âge, solidement enracinés dans leur téléphone.</p>

<p>À l’hiver 2025, Patrice St-Louis a proposé à deux de ses classes un “laboratoire pédagogique”.</p>

<p>Je résume : zéro numérique en classe.</p>

<p>Pas de téléphone, pas de tablette, pas d’ordi.</p>

<p>Les étudiants ont dit oui.</p>

<p>“Je me suis présenté au premier cours en poussant un chariot sur lequel reposait… un rétroprojecteur.”</p>

<p>Il a élaboré – je ne pensais jamais écrire ce mot en 2026 ! – des acétates. Googlez ce mot, les jeunes : “<a href="https://www.google.com/search?q=feuille+ac%C3%A9tate">acétate</a>”…</p>

<p>Il a fait imprimer des recueils de textes pour les lectures obligatoires et, “pour être conséquent”, l’enseignant a accepté des rédactions écrites à la main.</p>

<p>Avant les cours, pendant les pauses, les étudiants ne pouvaient pas utiliser leur téléphone. Et s’ils devaient absolument l’utiliser, ils devaient sortir dans le corridor.</p>

<p>“J’ai vite pu constater des effets stupéfiants”, relate l’enseignant.</p>

<blockquote><p>Lorsque je me rendais à mes cours, je passais devant d’autres locaux occupés par des gens silencieux, attendant le début des cours penchés sur leurs écrans. J’entendais mon local bourdonner de loin : ça jasait, ça riait, c’était beau à voir, rien de commun avec les bulles numérico-individuelles qui sont maintenant la norme partout, pas juste à l’université.</p>

<p><cite>Patrice St-Louis, chargé de cours en enseignement à l’Université Laval</cite></p></blockquote>

<p>Résultat : dans les évaluations, les étudiants ont presque tous vu du positif à évoluer “dans une oasis à l’abri du numérique envahissant”, avec une grande valeur ajoutée au fait de ne pas subir de distractions numériques.</p>

<p>Patrice St-Louis : “Mon expérience personnelle, et celle de mes étudiants, montre qu’une meilleure séparation avec ces écrans qui sont comme le prolongement de nos corps et de nos esprits est non seulement possible, mais qu’elle permet de se retrouver. De se retrouver, soi, de retrouver la réalité des autres, de retourner vivre dans le monde que nous n’avons jamais cessé d’habiter.”</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Patrick Lagacé : “<a href="https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2026-10-25/vies-reelles-vies-virtuelles/ici-maintenant-ensemble.php">Ici, maintenant, ensemble</a>”.</cite></p></blockquote>

<p>(Quelle est cette piètre mode chez les chroniqueurs du “une phrase, un paragraphe” ? J’ai l’impression qu’ils font tous ça désormais. Y a-t-il une directive dans les médias québécois pour s’adapter à un public qui ne sait plus vraiment lire en raison du naufrage de l’enseignement du français depuis des décennies ?)</p>]]>
        
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    <title>Romancier assisté par l’IA</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.408</id>
    <published>2026-10-24T15:03:00Z</published>
    <updated>2026-10-26T14:48:17Z</updated>

    <summary> Excellente vidéo qui pose des questions, entre autres, sur la légitimité de l’élite culturelle. Je ne veux pas divulgâcher, mais la vidéo dérape après 14 minutes dans un réjouissant exercice de style qui illustre parfaitement toutes les ambivalences intellectuelles...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<div class="video-container">
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</div>

<p>Excellente vidéo qui pose des questions, entre autres, sur la légitimité de l’élite culturelle. Je ne veux pas divulgâcher, mais la vidéo dérape après 14 minutes dans un réjouissant exercice de style qui illustre parfaitement toutes les ambivalences intellectuelles et les débats intérieurs que la révolution IA nous fait vivre.</p>

<p>Cyril Destoky est un auteur belge trentenaire qui occupe la niche (sans doute assez menacée) des formateurs en écriture de roman.</p>]]>
        
    </content>
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    <title>Un colosse aux pieds d’argile</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="https://navire.net/2026/un-colosse-aux-pieds-dargile.html" />
    <id>tag:navire.net,2026://1.407</id>
    <published>2026-10-24T11:59:56Z</published>
    <updated>2026-10-28T16:29:17Z</updated>

    <summary>« “Nous avons une personne salariée à temps plein — moi — et 14 prestataires qui travaillent pour la plupart à temps partiel ”, a déclaré vendredi par courriel Elizabeth Barron, directrice exécutive de la PHP Foundation, dans le cadre...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>« <i>“Nous avons une personne salariée à temps plein — moi — et 14 prestataires qui travaillent pour la plupart à temps partiel </i>”, a déclaré vendredi par courriel Elizabeth Barron, directrice exécutive de la PHP Foundation, dans le cadre d’un entretien. Les membres du conseil d’administration sont des bénévoles non rémunérés, et le financement provient de dons et de subventions. »</p>

<p>Voilà, on en est là. C’est très représentatif : PHP — qui fait tourner 70 % des sites web — ne reçoit pratiquement rien, y compris de Facebook (qui tourne entièrement en PHP) et qui brasse des fucking MILLIARDS de dollars.</p>

<p>Et c’est pas comme si le cas de la fondation PHP était un cas isolé, hein !</p>

<p>Microsoft, Apple, Amazon, Google, Facebook, TikTok, Netflix…  toutes ces sociétés qui brassent des milliards ne pourraient tout simplement pas fonctionner sans le Logiciel Libre dont elles profitent, mais qu’elles financent du bout des lèvres, voire pas du tout.</p>

<p><cite><a href="https://sebsauvage.net/links/?hRFZFw">Sébastien Sauvage</a>.</cite></p></blockquote>

<p>Voir aussi “<a href="https://sheets.works/data-viz/holding-up-the-internet" lang="en">The people holding up the internet</a>”, un article sur les projets essentiels à Internet, et même plus largement à l’informatique, qui sont maintenus par seulement une ou deux personnes.</p>]]>
        
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    <title>La chute d’un menteur</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.406</id>
    <published>2026-10-22T15:26:19Z</published>
    <updated>2026-10-27T10:11:08Z</updated>

    <summary>[…] Depuis la réception du manuscrit, le 12 septembre 2025, la machine Boréal, son éditeur québécois, roule à plein régime. En moins de quatre mois, l’équipe a lu, édité, révisé le manuscrit avant d’apporter les corrections dans le ping-pong habituel...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>[…] Depuis la réception du manuscrit, le 12 septembre 2025, la machine Boréal, son éditeur québécois, roule à plein régime. En moins de quatre mois, l’équipe a lu, édité, révisé le manuscrit avant d’apporter les corrections dans le ping-pong habituel avec l’auteur pour envoyer le texte chez l’imprimeur le 27 janvier 2026.</p>

<p>L’ouvrage deviendra le phénomène de la rentrée. Mais le 22 septembre, éclate un scandale qui changera à jamais le monde littéraire ; on le soupçonne d’avoir utilisé l’intelligence artificielle. Trois jours plus tard, <i>C’était ça ou mourir</i> est retiré de la première sélection pour le Goncourt, car des soupçons de plagiat et de recours à l’intelligence artificielle pèsent sur son auteur. Mercredi, ce qui semble être le dernier chapitre de cette saga a été écrit : Boréal a annoncé mettre fin à sa relation avec Thélyson Orélien, affirmant que de « nouveaux éléments » prouvent le recours à l’intelligence artificielle.</p>

<p>[…] Catherine Ostiguy, la première actionnaire d’OstiguyCo – société qui détient la majorité des Éditions du Boréal depuis 2022 – a porté le projet et personnellement édité le livre.</p>

<p>Deux semaines plus tôt, elle décrivait sur un réseau social l’importance et la force de ce roman : « Je ne pensais pas vivre ça un jour. » Elle confiait avoir « tiré de la vertigineuse pile des manuscrits » <i>C’était ça ou mourir</i> comme « on extrait une pépite d’or ».</p>

<p>M<sup>me</sup> Ostiguy soulignait alors que le roman « capte l’attention du monde entier » avant même sa publication. Sa conclusion se révèle aujourd’hui prémonitoire : « Ce roman, préparez-vous, aura l’effet d’une onde de choc. […] Thélyson Orélien : retenez bien ce nom-là. Il a une voix unique, un souffle rare. Une poésie inextinguible. Et il a plus d’un tour dans son sac. »</p>

<p>Dans une communication, le codirecteur du Boréal, Renaud Roussel, prédisait un succès sans précédent à l’étranger. L’éditeur avait reçu dans les dernières semaines « des centaines de demandes, de courriels, d’appels venus de toute la planète, de magnifiques déclarations d’amour » et d’intérêt pour publier le roman.</p>

<p>[…] L’engouement pour le roman a déferlé comme une vague dans le secteur de l’édition ici comme ailleurs. Dans l’Hexagone les critiques ont été dithyrambiques ; l’auteur a été invité sur les plus importants plateaux de télé. </p>

<p>[…] Cet intérêt a été détaillé dès le début de la controverse dans un article de <i>Libération</i> qui raconte la mise aux enchères, par le Boréal, des droits de diffusion du roman en France. Le quotidien rapportait par ailleurs qu’un éditeur s’était retiré après avoir remarqué des « incohérences » dans le manuscrit.</p>

<p>Quand les premières allégations du recours de l’intelligence artificielle par l’auteur ont émergé en septembre, le Boréal était monté au front. L’éditeur avait défendu bec et ongles son auteur dans un communiqué soutenant que le romancier avait « achevé le premier jet de son roman il y a plusieurs années, et [que] le texte a ensuite mûri au fil de nombreux allers-retours avec son éditrice, dont témoignent les versions successives du manuscrit jusqu’à sa forme finale ».</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Ulysse Bergeron, Charles-Éric Blais-Poulin, Ariane Lacoursière : “<a href="https://www.lapresse.ca/actualites/c-etait-ca-ou-mourir/thelyson-orelien-l-homme-qui-aimait-trop-les-mots/2026-10-22/de-l-espoir-a-la-chute.php">De l’espoir à la chute</a>”.</cite></p></blockquote>

<blockquote><p>[…] En 2008, Thélyson Orélien fonde avec quelques compatriotes le site <i>Parole en Archipel</i>, un blogue de « diffusion du poétique du monde ». Rédacteur en chef, il inaugure l’aventure avec un court poème, <i>Mon chant (Inédit)</i>, qu’il signe de son nom. Ce poème, loin d’être inédit, appartient à l’Irlandais William Butler Yeats et date de 1919, a remarqué <i>La Presse</i>.</p>

<p>Ces vers volés auront été le premier plagiat connu d’une longue série. Le 23 septembre dernier, <i>La Presse</i> révèle que de nombreux textes attribués au romancier Thélyson Orélien de 2012 à 2014 et publiés dans différents médias québécois et français sont en tous points semblables à des publications ou des œuvres existantes d’autres auteurs. Dans un communiqué publié le 13 octobre, Thélyson Orélien attribue ces plagiats à des « erreurs de jeunesse ».</p>

<p>Or, plusieurs passages revendiqués par Thélyson Orélien jusqu’en 2025 sur des blogues sont en outre des collages, des plagiats ou des reformulations de textes d’autres auteurs.</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Ulysse Bergeron, Charles-Éric Blais-Poulin, Ariane Lacoursière : “<a href="https://www.lapresse.ca/actualites/c-etait-ca-ou-mourir/thelyson-orelien-l-homme-qui-aimait-trop-les-mots/2026-10-22/un-jeune-au-talent-extraordinaire.php">Un jeune au talent extraordinaire</a>”.</cite></p></blockquote>

<blockquote><p>[…] Assoiffé de reconnaissance littéraire, Thélyson Orélien discute régulièrement avec des intellectuels de la diaspora. Le poète et linguiste Robert Berrouët-Oriol est du nombre. Pendant un peu plus d’un an, en 2016, les deux hommes se rencontrent plusieurs fois par mois au bistro de la défunte librairie Olivieri à Montréal pour parler de poésie.</p>

<p>[…] Aujourd’hui, M. Berrouët-Oriol est très critique du parcours de Thélyson Orélien, qu’il accuse d’avoir « monté un système de plagiat ». Et pourquoi ? Pour un concept « vieux comme le monde » de « transfert de classe », plaide-t-il.</p>

<p>« Thélyson Orélien aspire à la lumière. Il est d’origine populaire. Il aspire symboliquement à changer de classe sociale, à s’élever dans la société québécoise. Et il va se battre comme un lion dans le sens littéraire pour accéder à la lumière. »</p>

<p>Pour le directeur de l’Institut La Ronde, Simon Sain Fort, les dénonciations dont fait l’objet Thélyson Orélien « relèvent du racisme ». Au contraire, selon M. Berrouët-Oriol, la défense de l’auteur « au nom du racisme est scandaleuse et inadmissible » et ne permet pas de renier les « repères éthiques, moraux et déontologiques de la société ». « On ne peut pas vivre en société en foulant au pied des règles minimales du savoir et de respect », dit-il.</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Ulysse Bergeron, Charles-Éric Blais-Poulin, Ariane Lacoursière : “<a href="https://www.lapresse.ca/actualites/c-etait-ca-ou-mourir/thelyson-orelien-l-homme-qui-aimait-trop-les-mots/2026-10-22/l-exil.php">L’exil</a>”.</cite></p></blockquote>

<blockquote><p>En moins de deux ans, l’homme aura donc présenté à des maisons d’édition ou publié à compte d’auteur au moins cinq romans – dont une traduction –, un essai et un recueil de poésie.</p>

<p>Des extraits des romans <i>Éternels amants</i> et <i>Le rêve de la mer noire</i>, soumis à l’outil de détection Pangram, sont considérés comme « 0 % humain ». Avant novembre 2022, date de naissance de ChatGPT auprès du grand public, M. Orélien n’avait publié aucun livre autre que des recueils de poèmes.</p>

<p>[Des recueils de poèmes plagiés… “Aux Marges, Thélyson Orélien publie notamment <i>Le temps qui reste</i> (2015). Il dédie ce recueil de poèmes à sa mère, Solange. Il s’approprie en réalité les mots de 1953 de la poète cubaine Dulce María Loynaz, selon des vérifications de <i>La Presse</i>.”]</p>

<p>« C’est peut-être l’histoire d’un homme qui a trop aimé la littérature et qui a fait des bêtises en copiant dans son plus jeune âge », a dit M. Orélien à <i>Libération</i> mercredi, sa seule réaction publique après le désaveu du Boréal. « C’est très cruel par ici, du côté du Québec, c’est très cruel », a poursuivi l’auteur. « Je ne sais pas ce qu’ils vont vouloir maintenant. Après le livre, vont-ils s’en prendre à ma personne ? Parce qu’ils n’arrêtent pas de fouiller dans mes comptes, ils mettent des hackers pour fouiller. »</p>

<p><cite><i>La Presse</i>, Ulysse Bergeron, Charles-Éric Blais-Poulin, Ariane Lacoursière : “<a href="https://www.lapresse.ca/actualites/c-etait-ca-ou-mourir/thelyson-orelien-l-homme-qui-aimait-trop-les-mots/2026-10-22/un-saut-perilleux-vers-le-roman.php">Un saut périlleux vers le roman</a>”.</cite></p></blockquote>

<p>J'attends maintenant la vague des innocents qui vont nous dire “Et alors ? N'est-ce pas la nouvelle façon d'écrire ?”.</p>

<p>Au moins, le fraudeur peut-être-auteur a une certaine lucidité en déclarant à <i>Libération</i> : “présentement, je ne pense pas que ma parole vaille quelque chose.” Effectivement. </p>

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    <title>A Catchy Song</title>
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    <published>2026-10-17T17:17:43Z</published>
    <updated>2026-10-17T18:35:06Z</updated>

    <summary> The irony lies in the fact that this song was composed by Suno v6 while the animation was produced with Claude Opus 5.5. On the deck of a Titanic, it’s always cool to have a catchy soundtrack to go...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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<p>The irony lies in the fact that this song was composed by Suno v6 while the animation was produced with Claude Opus 5.5. On the deck of a Titanic, it’s always cool to have a catchy soundtrack to go with the sinking.</p>

<p>We live in remarkable times.</p>

</div>]]>
        
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    <title>Hélène Hazera (1952-2026)</title>
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    <published>2026-10-14T16:05:01Z</published>
    <updated>2026-10-15T14:57:42Z</updated>

    <summary>J’ai croisé plusieurs fois Hélène au début des années 90, lorsque je travaillais dans le milieu du disque, œuvrant au département de promotion/relations presse de Média 7. Cette entreprise était à l’époque le plus gros importateur et distributeur de labels...</summary>
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        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<p>J’ai croisé plusieurs fois Hélène au début des années 90, lorsque je travaillais dans le milieu du disque, œuvrant au département de promotion/relations presse de <i>Média 7</i>. Cette entreprise était à l’époque le plus gros importateur et distributeur de labels indépendants en France. Hélène chroniquait alors les albums de chanson française au quotidien <i>Libération</i>.</p>

<p>Comme <i>Média 7</i> avait aussi son propre label et produisait quelques chanteurs francophones, du genre artiste oublié et snobé par les grosses maisons de disques (les “majors”), nous ne pouvions que courtiser Hélène. </p>

<p>Elle était pour nous une femme de pouvoir, une reine, mais aussi une amie. Elle avait à cœur de faire redécouvrir des chanteurs auparavant loués puis négligés par les médias, et de promouvoir de nouveaux talents. Aussi, sa culture musicale était énorme, impressionnante, et débordait largement la chanson francophone. Je me souviens combien le personnage était multifacette, singulier et impossible à mettre dans une case. Et combien elle était drôle.</p>

<p>Chez <i>Média 7</i>, j’ai eu la chance de travailler avec des personnalités uniques et l’occasion de sympathiser avec nombre d’entre elles, dont un collègue, un certain René Brunel, lui aussi un passionné de chanson française (les auditeurs de <i>Fréquence Gaie</i> se souviennent peut-être de lui). J’y reviendrai.</p>

<p>Et souvenez-vous, “Gauchistes, desserrez les fesses”.</p>

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    <title>Diorissime</title>
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    <published>2026-10-08T13:33:50Z</published>
    <updated>2026-10-27T17:23:09Z</updated>

    <summary> Sujet : Suzanne Beaudoin (1920-2018), Montréal Auteur : Albert Dumouchel (1916-1971) Date : 1951 Support : tirage argentique, 26 x 34 cm Collection : Musée national des beaux-arts du Québec Identifiant : 2017.407 Suzanne Beaudoin, épouse Dumouchel (1920-2018). Artiste...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/suzanne-beaudoin_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/suzanne-beaudoin.jpg" alt="Suzanne Beaudoin.">
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<ul>
<li>Sujet : Suzanne Beaudoin (1920-2018), Montréal</li>
<li>Auteur : Albert Dumouchel (1916-1971)</li>
<li>Date : 1951</li>
<li>Support : tirage argentique, 26 x 34 cm</li>
<li>Collection : Musée national des beaux-arts du Québec</li>
<li>Identifiant : 2017.407</li>
</ul>

<p>Suzanne Beaudoin, épouse Dumouchel (1920-2018). Artiste visuelle, spécialisée dans les techniques de l’estampe (lithographie, eau-forte, sérigraphie, linogravure, etc.). </p>

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    <title>Elle bronzait au lait de coco</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.402</id>
    <published>2026-10-01T01:53:37Z</published>
    <updated>2026-10-27T10:11:18Z</updated>

    <summary>Rétrospectivement, tu peux te dire que tu as parfois raté des choses dans ta jeunesse. Pour accompagner ma préparation du repas (une chaudrée de fruits de mer, si vous voulez tout savoir), j’avais mis sur la télé une compilation INA...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<p>Rétrospectivement, tu peux te dire que tu as parfois raté des choses dans ta jeunesse.</p>

<p>Pour accompagner ma préparation du repas (une chaudrée de fruits de mer, si vous voulez tout savoir), j’avais mis sur la télé une compilation INA de chansons de l’été. Que des vieux tubes des années 80. Inutile de dire que je les connaissais tous. Tous, sauf un.</p>

<p>Ne connaissant pas la chanson, j’ai regardé la télé, et je fus immédiatement hypnotisé (allez savoir pourquoi…). Comment ai-je pu rater ça à l’époque ?</p>

<p>Après recherche, j’ai appris que c’était sur FR3 Reims. Et que ça n’a peut-être à l’époque pas traversé les frontières de la Marne, encore moins de la Champagne. J’ai donc des excuses.</p>

<p>Après encore plus de recherche, j’ai découvert que le chanteur s’appelait Philippe Teboul (1963-2008), disc-jockey au <i>Pacha Club</i> de Louveciennes et autres boites tout aussi réputées, et animateur sur Radio Show et 98,2 Kiss FM, “la radio qui vous aime”. Le titre <i>Lait de coco</i> est composé par les guitaristes Christophe Myer/Laurent et Olivier Andres. Il sort en 45 tours <a href="https://www.discogs.com/release/5406210-Maya-Lait-De-Coco">en 1987</a>. Les deux danseurs seraient Alain Rudy et Michel Alfort, eux aussi des animateurs de radio.</p>

<p>Philippe Teboul sera à l’origine d’un autre single, <i>Je me love, love, love</i>, <a href="https://www.discogs.com/release/7241499-Maya-Folies-Je-Me-Love-Love-Love">en 1988</a>.</p>

<p>Mais laissons place à l’essentiel : la musique, les paroles et la chorégraphie :</p>

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    <title>Instantanés #2</title>
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    <published>2026-09-26T01:31:51Z</published>
    <updated>2026-09-26T18:30:54Z</updated>

    <summary> Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs. Montréal, 24 septembre 2026. Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs. Montréal, 24 septembre 2026. Lac Saint-Louis. Dorval, 12 septembre 2026. Champ de maïs. Sainte-Anne-de-Bellevue, 7 septembre 2026. Il y a des fermes et...</summary>
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        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-24-belvedere-1_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-24-belvedere-1.jpg" alt="Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs">
<figcaption>Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs. Montréal, 24 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-24-belvedere-2_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-24-belvedere-2.jpg" alt="Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs">
<figcaption>Belvédère du pont Champlain à l’Île-des-Sœurs. Montréal, 24 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-12-lac-saint-louis_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-12-lac-saint-louis.jpg" alt="Lac Saint-Louis">
<figcaption>Lac Saint-Louis. Dorval, 12 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-07-champ-de-mais_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-07-champ-de-mais.jpg" alt="Champ de maïs">
<figcaption>Champ de maïs. Sainte-Anne-de-Bellevue, 7 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<p>Il y a des fermes et des champs sur l’île de Montréal. Ici, un champ de maïs sur le campus Macdonald de l’Université McGill.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-05-tomates_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-05-tomates.jpg" alt="Tomates du jardin">
<figcaption>Tomates du jardin. Montréal, 5 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<p>Le voisin fait son potager. Il a la gentillesse de nous faire profiter de sa surproduction de tomates, concombres, courgettes…</p>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-08-31-fontaine_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-08-31-fontaine.jpg" alt="Fontaine, avenue Réné-Descartes">
<figcaption>Fontaine, avenue René-Descartes, Rivière-des-Prairies. Montréal, 31 août 2026.</figcaption>
</figure>

<p>Goût italien. Le genre de petites merveilles que je découvre en faisant du vélo.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-15-avenue-mont-royal_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-15-avenue-mont-royal.jpg" alt="Avenue du Mont-Royal">
<figcaption>Avenue du Mont-Royal. Montréal, 15 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<p>(Si vous vivez en France, ne regardez pas le prix de l’essence…)</p>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-08-31-chatte-clio_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-08-31-chatte-clio.jpg" alt="La chatte Clio">
<figcaption>La chatte Clio, alias La Noire. Montréal, 31 août 2026.</figcaption>
</figure>

<p>14 ans, la vétérane de la gang. Très placide, mais faut pas l’embêter.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-02-calin_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-02-calin.jpg" alt="Le chat Câlin">
<figcaption>Le chat Câlin. Montréal, 2 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-07-ti-gris_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-07-ti-gris.jpg" alt="Le chat Ti-Gris">
<figcaption>Le chat Hercule, alias P’tit Gris. Montréal, 7 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-08-ti-gris_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-08-ti-gris.jpg" alt="Le chat Ti-Gris">
<figcaption>Le chat Hercule, alias P’tit Gris. Montréal, 8 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-13-chat-de-ruelle_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-13-chat-de-ruelle.jpg" alt="Chat de ruelle">
<figcaption>Chat de ruelle. Montréal, 13 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-14-ruelle_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-14-ruelle.jpg" alt="Ruelle de Montréal">
<figcaption>Ruelle. Montréal, 14 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/2026-09-13-poke-bowl_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/2026-09-13-poke-bowl.jpg" alt="Poke bowl">
<figcaption>Montréal, 13 septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<p>“Poke bowl” d’inspiration japonaise servi par mon mari.</p>

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    <title>Souris xénocorticales</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.400</id>
    <published>2026-09-23T15:38:35Z</published>
    <updated>2026-09-23T20:58:28Z</updated>

    <summary>Une équipe de recherche de l’université de Stanford a décrit une méthode possible pour étudier les organoïdes cérébraux dans un contexte naturel : ils ont supprimé génétiquement une grande partie du cerveau de souris et l’ont remplacée par des cellules...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>Une équipe de recherche de l’université de Stanford a décrit une méthode possible pour étudier les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organo%C3%AFde">organoïdes</a> cérébraux dans un contexte naturel : ils ont supprimé génétiquement une grande partie du cerveau de souris et l’ont remplacée par des cellules organoïdes cérébrales humaines.</p>

<p>(…) Un peu plus de 85 % des animaux ayant reçu un organoïde humain ont intégré avec succès les tissus greffés. Ces derniers ont ensuite contribué à hauteur de 92 % aux cellules présentes dans le cortex de ces animaux. Il ne s’agissait donc pas d’un remplacement complet, mais les cellules humaines ont largement investi l’espace normalement occupé par le cortex. Une fois en place, elles ont formé tous les principaux types de neurones connus pour être présents dans le cortex. Tout cela est donc très encourageant.</p>

<p>Les cellules humaines ont également établi des connexions à longue distance, comme en témoigne la détection de prolongements cellulaires humains jusqu’à la moelle épinière. De plus, les neurones ont présenté des pics d’activité synchronisés, suggérant un certain degré de coordination.</p>

<p><cite>Traduit de <i>Ars Technica</i>, John Timmer : “<a href="https://arstechnica.com/science/2026/09/researchers-swap-in-human-brain-cells-for-a-mouses-cortex/">Researchers swap in human brain cells for a mouse’s cortex</a>”.</cite></p></blockquote>

<blockquote><p>Sergiu Pașca estime que ce qu’il appelle les “souris xénocorticales” pourraient s’avérer utiles pour étudier les lésions cérébrales. Ces travaux constituent également une démonstration spectaculaire de “la puissance combinée du génie génétique et de la technologie des cellules souches pour remodeler la biologie”, déclare Carsten Charlesworth, un scientifique travaillant dans un autre laboratoire de Stanford et n’ayant pas participé à cette recherche.</p>

<p>(…) “Ce qui me frappe le plus, c’est la mesure dans laquelle le tissu neuronal humain, introduit après la naissance, a pu se développer et se connecter au système nerveux de la souris, franchissant ainsi la barrière des espèces”, conclut Carsten Charlesworth. “À mesure que ces technologies progressent, elles nous obligeront de plus en plus à remettre en question nos idées reçues.”</p>

<p>Pour l’instant, précise-t-il, il ne craint pas que les rongeurs acquièrent des capacités cognitives humaines, car leur cerveau est relativement minuscule et la distance évolutive entre l’homme et la souris est considérable.</p>

<p>C’est aussi pour cette raison que <mark>Pașca estime que ce type d’expérience ne devrait pas être mené sur des espèces supérieures : elles pourraient se retrouver dotées d’importantes quantités de tissu cérébral humain fonctionnel, ce qui risquerait de brouiller les frontières cognitives entre l’humain et l’animal</mark>.</p>

<p>Pașca a tout particulièrement mis en garde contre l’implantation d’organoïdes cérébraux humains chez un singe génétiquement modifié pour être dépourvu de cortex.</p>

<p>“Pour moi, mener cette expérience sur un primate constitue une ligne rouge très claire”, déclare-t-il. “Je ne pense pas que cela soit justifié, de quelque manière que ce soit, à l’heure actuelle.”</p>

<p><cite>Traduit de <i>MIT Technology Review</i>, Antonio Regalado : “<a href="https://www.technologyreview.com/2026/09/16/1144210/meet-a-mouse-whose-brain-cortex-is-made-up-of-human-cells/">Meet a mouse whose brain cortex is made up of human cells</a>”.</cite></p></blockquote>

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    <title>75 % de Montréal</title>
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    <published>2026-09-10T21:04:55Z</published>
    <updated>2026-10-23T00:57:19Z</updated>

    <summary>J’ai parcouru à vélo 75 % de tous les chemins, rues et routes de l’Île de Montréal, soit 4 422 km sur un total de voies autorisées de 5 877 km. Mes progrès sont suivis avec l’application Wandrer, qui réunit...</summary>
    <author>
        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
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        <![CDATA[<p>J’ai parcouru à vélo <mark><strong>75 %</strong> de tous les chemins, rues et routes de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Montr%C3%A9al">Île de Montréal</a></mark>, soit 4 422 km sur un total de voies autorisées de 5 877 km.</p>

<p>Mes progrès sont suivis avec l’application <a href="https://wandrer.earth/">Wandrer</a>, qui réunit des milliers de cyclistes aussi givrés et un peu obsessionnels que moi.</p>

<p>Je suis ainsi donc le “Roi de Montréal” :</p>

<figure>
<img src="/images/2026/classement-wandrer.png" data-lightbox="/images/2026/classement-wandrer.png" alt="Classement Wandrer pour l’Île de Montréal. Septembre 2026.">
<figcaption>Classement Wandrer pour l’île de Montréal. Septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<p>Yeah.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/carte-montreal-wandrer.jpg" data-lightbox="/images/2026/carte-montreal-wandrer.jpg" alt="Carte Wandrer pour l’Île de Montréal. Septembre 2026.">
<figcaption>Mes progrès en bleu. Septembre 2026.</figcaption>
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/carte-montreal-wandrer-detail.jpg" data-lightbox="/images/2026/carte-montreal-wandrer-detail.jpg" alt="Carte Wandrer pour l’Île de Montréal. Septembre 2026.">
</figure>

<p>Si vous habitez dans un quartier central, il y a vraiment beaucoup de chances que je sois déjà passé devant votre maison.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/wandrer-mtl-quartiers.jpg" data-lightbox="/images/2026/wandrer-mtl-quartiers.jpg" alt="Carte Wandrer pour l’Île de Montréal, par quartiers. Septembre 2026.">
</figure>

<p>Inutile de dire que je commence à avoir une excellente connaissance du territoire…</p>

<figure>
<img src="/images/2026/mon-velo_v.jpg" data-lightbox="/images/2026/mon-velo.jpg" alt="Cannondale SuperSix Evo 3.">
</figure>

<hr>

<p>Pour donner une idée à mes amis de France, Montréal est 4,5 fois plus vaste que Paris. C’est 5 877 km de voies contre 2 133 km.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/montreal-vs-paris.jpg" data-lightbox="/images/2026/montreal-vs-paris.jpg" alt="Comparaison des tailles de Montréal et de Paris" width="500">
</figure>

<hr>

<p>Je compte bien atteindre au moins 90 %. Mais plus tu progresses, plus c’est difficile. Les voies à parcourir sont de plus en plus éloignées, ou désagréables (comme les voies de service d’autoroutes ou les zones industrielles). Quand on débute, plein de fruits sont à la portée de la main. Comme je me dis : “J’ai mangé mon pain blanc”… Mais il m’arrive d’être têtu, voire obstiné. Et je veux garder ma couronne. :-)</p>]]>
        
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    <title>Les bons conseils de Karl</title>
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    <id>tag:navire.net,2026://1.398</id>
    <published>2026-09-05T19:16:06Z</published>
    <updated>2026-10-10T23:53:04Z</updated>

    <summary>Si vous publiez du contenu en ligne Ayez une copie locale de tout le contenu. Autant que possible, publiez de votre machine vers l’extérieur, le service, le serveur. Considérez que l’original est local et que le public n’accède qu’à une...</summary>
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        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en-us" xml:base="https://navire.net/">
        <![CDATA[<blockquote><p>Si vous publiez du contenu en ligne</p>
<ol>
<li>Ayez une copie locale de tout le contenu.</li>
<li>Autant que possible, publiez de votre machine vers l’extérieur, le service, le serveur. Considérez que l’original est local et que le public n’accède qu’à une copie.</li>
<li>Si 2 ne rentre pas dans votre démarche de publication, que vous publiez sur un serveur distant, créez un système <em>automatisé</em> de sauvegarde locale de tout le contenu (ainsi que les métadonnées) disponible sur le serveur.</li>
<li>Si vous avez la possibilité, créez une 3ème copie de sauvegarde automatique sur un disque externe local.</li>
<li>Si vous avez la possibilité, créez une copie automatique sur un serveur distant (qui n’est pas celle du contenu publié sur le serveur accessible au public).</li>
<li>Avoir son nom de domaine est un atout bien qu’il entraîne un coût supplémentaire de location. Il vous permet une mobilité, une flexibilité pour l’accès public de votre contenu.</li>
</ol>

<p><cite><i>Carnets Web de La Grange</i> : “<a href="https://www.la-grange.net/2026/08/07/ruissellement">Ruissellement</a>”.</cite></p></blockquote>

<p>Judicieux conseils.</p>

<p>Si vous souhaitez adhérer au principe n<sup>o</sup> 2 et que vous voulez un outil en local pas trop geek pour générer des pages statiques (pas du genre de ceux qui sont censés être “si simples et faciles”, mais dont l’installation et l’utilisation passent par des lignes de code abscons dans le Terminal…), je recommande <a href="https://getpublii.com/">Publii</a>. Ça fonctionne comme un CMS classique avec une interface graphique, et ça s’installe comme une application standard sur macOS, Windows et Linux. La synchronisation de vos fichiers avec un serveur distant se fait d’un clic. C’est gratuit et à code source ouvert.</p>

<p>C’est ce que j’ai employé pour mon <a href="https://lcg.net/">site lcg.net</a>. Un cas d’utilisation parfait pour l’outil : un site simple et statique, sans fonctions dynamiques.</p>

<figure>
<img src="/images/2026/publii-01.jpg" data-lightbox="/images/2026/publii-01.jpg" alt="Interface Publii">
</figure>

<figure>
<img src="/images/2026/publii-02.jpg" data-lightbox="/images/2026/publii-02.jpg" alt="Interface Publii">
</figure>

<p>Si vous connaissez d’autres outils similaires, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires.</p>]]>
        
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    <title>Forum de complotistes</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="https://navire.net/2026/forum-de-complotistes.html" />
    <id>tag:navire.net,2026://1.397</id>
    <published>2026-09-04T17:06:58Z</published>
    <updated>2026-09-04T17:15:53Z</updated>

    <summary>Un essaim d’agents d’IA d’OpenAI aurait pris le contrôle d’un obscur wiki allemand afin de le transformer en forum de discussion et comploter à l’abri des regards. L’incident, initialement rapporté par Reuters, est décrit dans une nouvelle étude publiée vendredi...</summary>
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        <name>Laurent Gloaguen</name>
        
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        <![CDATA[<p>Un essaim d’agents d’IA d’OpenAI aurait pris le contrôle d’un obscur wiki allemand afin de le transformer en forum de discussion et comploter à l’abri des regards. </p>

<blockquote><p>L’incident, initialement rapporté par Reuters, est décrit dans une <a href="https://collusion.wiki/">nouvelle étude</a> publiée vendredi par quatre chercheurs spécialisés dans la sécurité de l’IA. Selon cette étude, les agents d’IA ont trouvé un moyen de communiquer sur DseWiki, un wiki germanophone peu connu, et de partager des astuces pour contourner les restrictions de sécurité d’OpenAI, tricher dans l’exécution des tâches et dissimuler leur comportement. Quelque 18 000 messages sur le site étaient liés à des agents autonomes, qui se faisaient parfois passer pour des modérateurs.</p>

<p><cite lang="en"><i>The Verge</i>, Robert Hart: “<a href="https://www.theverge.com/ai-artificial-intelligence/990149/openai-rogue-agents-german-wiki">Rogue OpenAI agents appear to have organized another attack using a German wiki</a>.”</cite></p></blockquote>

<p>Nous vivons une époque formidable.</p>]]>
        
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