Mot clef “québec”

19 janvier 2016 / 14 h 57 / Du Mozart…

« Partout, écrit-elle, l’oreille repère des pointes d’énergie langagière caractéristiques : précision et force de l’articulation, volubilité, intensité vocale, tonus. Une musique mozartienne, une autre façon de parler la langue française prend corps dans l’espace public. »

Monique LaRue se défend diplomatiquement de trouver la langue des Français supérieure à celle des Québécois ; mais, précise-t-elle — et personne ne la contredira là-dessus —, « cet apport est un renfort » pour la langue précaire qu’est la nôtre.

La Presse, Lysiane Gagnon : “Le nouveau son de Montréal”.

Oui, faut sortir aussi un peu du Plateau envahi de maudits Français…

blah ?

18 novembre 2015 / 18 h 59 / Le québécois pour les nuls

“Le québécois pour les nuls”, par Solange.

[YouTube.]

<3

  • 1. Le 19 novembre 2015,
    Off Topic

    <3

  • 2. Le 1 décembre 2015,
    Jean

    Un peu la même chose en picard, ch’sus, euj’sus, nous autt’, tizott’, euzott’, ches zott’s, etc., globalement familier, un parler quotidien d’il y a quelques siècles…

blah ?

26 octobre 2015 / 12 h 11 / Tsé, genre ?

[…] Elle a ajouté pour faire bonne mesure, en poursuivant la préparation de son dessert (un crumble à la crème de citron) : « On ne peut pas traiter les handicapés genre pis le monde qui sont fous genre de la même façon que nous tsé. Ils font pas partie de la société parce que, en tant que tel, nous on paie pour eux, mais eux autres, genre tsé, ils contribuent à rien dans la société, genre c’est une classe à part. »

[…] Ce que dit cette jeune Anne-Marie ne se qualifie pas comme une incitation à la haine ou à la violence ni comme de la diffamation. Il reste qu’à mon sens, on ne devrait pas sciemment choisir de diffuser sur les ondes publiques, quatre mois après leur enregistrement, les propos de quelqu’un qui laisse entendre que les personnes souffrant d’un handicap ne sont pas des citoyens à part entière.

Ce n’est pas une opinion, c’est du mépris. Ce n’est pas parce que l’on a le droit de diffuser des âneries que l’on devrait les faire entendre. (Il n’était pas nécessaire d’exposer un large auditoire, sur les ondes de Radio-Canada, aux préjugés sans fondement du Doc Mailloux à propos des Noirs.)

[…] On se consolera, tsé, en se disant que ces propos méprisants ont au moins fait réagir. Tant qu’il y a de l’indignation, il y a de l’espoir. Genre.

La Presse, Marc Cassivi : “Tsé, genre ?”.

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14 octobre 2015 / 13 h 55 / Peuple fragile et susceptible

Journal de Montréal, 13 octobre

« Franchement, ça me fait rire », commente le fondateur du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, qui ne comprend pas la controverse entourant la parodie. « Il faut accepter, puisqu’on se moque des autres, qu’on se fasse moquer de soi un peu. »

« La langue, ça bouge », poursuit M. Rozon. « J’ai trouvé ça plutôt sympathique même s’il y a des erreurs, des expressions qu’on n’utilise pas au Québec. À la fin de la journée, est-ce que c’est une imitation ou une évocation? », s’interroge-t-il. « Je pense que c’est plutôt une évocation faite de bonne foi. »

« On le fait nous aussi quand on se moque des Français entre nous, précise-t-il. Quand on essaie d’imiter leur accent, on doit être assez pitoyable. Il y a très peu de gens qui arrivent à le faire. »

« Il faut être un peu fragile pour se sentir affecté par une moquerie ou une taquinerie de la sorte. »

M. Rozon, qui a plusieurs amis français, admet se lasser qu’on se moque du juron « tabarnak » comme si c’était le seul juron que les Québécois connaissent. « La France est un pays impérialiste, et elle aime bien nous traiter en p’tit cousin, confie M. Rozon. Ça, c’est la partie que moi je trouve un peu fatigante, ou déplorable des fois. »

ICI.Radio-Canada.ca : “Une publicité imitant l’accent québécois sème la controverse sur les réseaux sociaux”.

[YouTube.]

Ce film n’est en rien une moquerie, bien au contraire, nous avons souhaité montrer avec humour notre affection pour tous les accents et les façons de s’exprimer différentes ! Par ailleurs l’acteur est un vrai québécois, malheureusement il a séjourné trop de temps en France… — Orange France.

La publicité est signée par l’agence Marcel (groupe Publicis, qui tient son nom d’un célèbre Marcel).

  • 1. Le 15 octobre 2015,
    OlivierJ

    Je la trouve tout à fait sympa cette pub, et pas moqueuse pour les québecois. Évidemment pour un parisien (que je suis) l’accent et les expressions utilisées ici font sourire, mais on peut sourire sans manquer de considération et de sympathie pour les québecois.

blah ?

11 octobre 2015 / 09 h 33 / Voile identitaire

[…] D’après Agnès de Féo, sociologue et réalisatrice de documentaires qui travaille depuis plus de dix ans sur le port du niqab, la loi a « agi comme un déclencheur et suscité des vocations ». Avant 2010, celles qui portaient le niqab « étaient davantage dans une démarche religieuse, piétiste. Aujourd’hui, même si elles affirment toujours vouloir plaire à Dieu, il y a une volonté de revendication, de rupture avec une société qu’elles considèrent comme hostile », explique-t-elle.

Cette analyse met à mal l’idée selon laquelle les femmes qui portent le niqab subiraient la mainmise d’un homme. On retrouve au contraire beaucoup de profils de femmes célibataires, divorcées ou agissant contre l’avis de leur mari et, dans tous les cas, revendiquant leur libre arbitre.

La sociologue évoque enfin une recherche « plus identitaire, qui est rarement suivie d’un investissement religieux profond ». En témoigne le nombre important de converties parmi les femmes qui revêtent le niqab. « Le battage médiatique autour de la loi a permis à certaines de découvrir un moyen de revendiquer une islamité valorisante à travers les codes salafistes, poursuit Agnès de Féo. C’est un renversement du stigmate. On les a nourries d’exclusion, on a projeté sur elles nos propres fantasmes, on a créé le monstre qu’on voulait éviter. »

Le Monde, Julia Pascual : « Loi sur le voile intégral : “On a créé le monstre qu’on voulait éviter” ».

Pendant ce temps-là, au Québec :

Des Québécois votent visage voilé

Une autre forme de “voile identitaire”, je suppose.

  • 1. Le 11 octobre 2015,
    Pilgrim

    Sociologisme puéril, purulent de contrition et toxique, comme d’habitude, normal c’est Le Monde (quand ce n’est pas Libération). L’islam responsable de rien, l’Occident coupable de tout. Antienne de l’orthodoxie suicidaire des Rentiers du Bien, des Mégalomanes de l’Oblativité, des petits capitalistes de la morale. A vomir. Ouf, pour se décrasser de cette indigence intellectuelle, on regardera Shams Bandar juste en dessous ! Ca tombe bien ! On lira aussi (notamment) “Que s’est-il passé” de Bernand Lewis, “Le pacte de Nadjd - Comment l’islam sectaire est devenu l’islam” d’Hamadi Redissi, “La double impasse” de Sophie Bessis (moins bon…).

  • 2. Le 11 octobre 2015,
    Pilgrim

    Et bien sûr “Le sanglot de l’homme blanc” de Pascal Bruckner !

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8 octobre 2015 / 15 h 04 / Les jeunes sont des bâtards incultes

Le candidat indépendant soutient également que « les jeunes Québécois “de souche” sont très pourris en français » et que l’anglais « c’est de la merde ».

« Là, en ce moment, ils font de la musique en anglais, ils écoutent de l’anglais, c’est des bâtards. On forme des bâtards, pas de culture », tranche-t-il.

Et que propose-t-il pour accroître la qualité de langue française ?  « Il faut qu’ils adorent leur langue, il faut qu’ils bavent sur leur langue, il faut que ça soit leur vie, il faut que leur culture les motive à apprendre cette langue-là. »

Journal de Montréal, Jean-Philippe Daoust : « “On forme des bâtards pas de culture”, selon un candidat indépendant ».

Je suppose que c’est le même M. Ugo Ménard qui avait en 2014 porté plainte auprès de l’ombudsman de Radio Canada, jugeant que le message “C’est ça l’image qu’on a à Montréal de la ville de Québec, une ville fermée, à 99 pour cent blanche, catholique”, délivré par un entrepreneur au Téléjournal, contenait une injure ouragement raciste, un “message ignoble”.

Son programme électoral de défense du “Québécois de souche”, qu’il définit lui-même comme identitaire, inclut la fermeture de la mosquée à Saint-Hyacinthe (Centre Islamique Maskoutain), qui n’a “aucun lien avec notre culture ancestrale”. “Je trouve que c’est dramatisant (sic) pour un gars qui est identitaire comme moi d’avoir une mosquée à Saint-Hyacinthe.”

  • 1. Le 8 octobre 2015,
    JMU

    C’est très mal, mais dans mon oreille de parisien, l’accent québéquois chez les hommes me donne souvent l’impression qu’un débile mental est en train de parler. Alors forcément, je suis aller écouter la vidéo, et je ne suis pas déçu.

    Voilà, je retourne me cacher derrière mon pseudonymat.

blah ?

8 octobre 2015 / 10 h 06 / Mon nouveau sacre favori

Faut jamais oublier que les medias carburent tous à la pub de chars. Ils ne vont pas se mettre à faire la promotion des transports actifs comme la marche gratuite , le métro et la bicyclette, ciboulette !

Commentaire d’André Boulanger, Métro, “Les pro-Ferrandez s’expriment”.

(Version affaiblie de ciboire.)

blah ?