Mot clef “pol-canada”

20 juin 2017 / 21 h 24 / Dastāar et francophonie

Auteur : Jagmeet Singh.
Titre : “Course à la direction”.
Date : 19 juin 2017.
Source : YouTube.

Ceci est une publicité pour vendre, auprès du public francophone, la candidature de Jagmeet Singh (ਜਗਮੀਤ ਸਿੰਘ), avocat pénaliste et député de Bramalea-Gore-Malton, à la direction du Nouveau Parti démocratique.

  • 1. Le 22 juin 2017,
    Karl, La Grange

    blogroll 2017, le retour

  • 2. Le 22 juin 2017,
    Laurent Gloaguen

    Voilà qui ne nous rajeunit pas. Le niveau supérieur, c’est “blog 2017”, le retour ?

  • 3. Le 23 juin 2017,
    Krysalia

    Houlalala. “Blogroll”, cet énorme coup de vieux droit derrière ma nuque :D…

  • 4. Le 23 juin 2017,
    Krysalia

    Ouin. j’ai plus ma jolie fleur, ici. (et ton minou aléatoire ne marche plus sur Palemoon - ok c’est un navigateur exotique et probablement sa faute !)

  • 5. Le 23 juin 2017,
    Laurent Gloaguen

    Test minou.

  • 6. Le 23 juin 2017,
    Laurent Gloaguen

    Fonctionne ! :-)

  • 7. Le 23 juin 2017,
    Krysalia

    Test fleurette ? Marche pô Ö ! (Oui pour le minou je pense que c’est palemoon qui n’est pas compatible, j’ai quelques soucis comme ça parfois. Dommage !)

  • 8. Le 23 juin 2017,
    Krysalia

    Ah mais si je viens d’avoir un panier de chatons cette fois :D.

17 octobre 2015 / 12 h 16 / Qui méprise qui ?

“Mon opinion… Élections Federal 2015”, par Josée Rivard.

[YouTube.]

[…] Moi, je vous regarde, et j’ose à peine y croire.

Bien sûr que le vote à visage couvert est un enjeu de société. Ça se discute. Comme la place de la religion dans l’univers civique en général. C’est un débat qu’on n’a pas fini de faire.

Mais pas comme ça. Pas lorsque la question débarque comme une provocation, une intox, une technique de vente.

Avez-vous lu les articles à ce sujet ? À peu près tous les médias ont repris la chose : le gouvernement conservateur s’est arrangé depuis le début pour que cette décision du tribunal dont il connaissait d’avance l’issue lui tombe dans les mains juste avant, ou pendant une campagne qu’il perdait sur presque tous les fronts.

Saisissant la balle au bond, le parti de Gilles Duceppe a flairé le filon et sauté dans le wagon du racisme ordinaire, manière « Charte des valeurs québécoises », déguisé en discours sur les périls du multiculturalisme à la canadienne. Son parti, à l’agonie, s’est soudainement trouvé un nouvel élan. Sur le dos des étrangers.

Mais faut pas le dire. Ah non. Sinon, on est un traître. Un « lèche-babouches des extrémistes musulmans », proposait une gentille dame, sur Twitter, juste sous ses messages d’appui au Bloc. C’est du mépris pour la population, avance une autre qui est l’auteure d’une de ces innombrables vidéos maison qui débutent par « chu pô raciste, mais… » et qui montrent qu’il y a un truc profondément pourri dans cette population justement. Quelque chose comme l’intolérance d’une société trop confortable et qui a peur de son ombre.

Des ahuris observant la silhouette noire qui les précède sur le trottoir, se figurant la chose comme un présage : « on dirait une burqa, non ? »

Je reçois Le Journal de Québec à la maison depuis une semaine. Ça me donne l’occasion de le lire de bout en bout plutôt que par morceaux, de renouer avec ses unes d’un insondable crétinisme (« L’ascenseur de la mort », ça ne s’invente pas) en même temps qu’avec certains de ses chroniqueurs que je lis moins souvent. Comme Michel Hébert. J’aime bien Michel, même si on n’est pas souvent sur la même longueur d’onde. Sauf que mercredi, il a échappé sa chronique dans la fétide piscine du populisme.

Il s’y amusait de voir la gauche s’époumoner à propos de l’instrumentalisation du niqab, affirmant que le vote avec des sacs sur la tête commandait le respect, parce que pour une fois, le peuple pouvait « dire ce qu’il pense des grands principes sur lesquels s’appuient ceux qui le gratifient quotidiennement de leur opinion ».

Me niaises-tu, Michel ? C’est pas une affaire d’élite intellectuelle contre le peuple. C’est l’affaire d’une manipulation de masse. D’un détournement des véritables intérêts de tous ces gens. C’est des vendeurs qui détroussent le peuple.

Tu prends dix lignes pour dénoncer l’intelligentsia journalistique qui mépriserait les gens. T’es sérieux ? Tu penses que c’est ce mépris-là qui mérite d’être dénoncé ?

L’enjeu de cette élection n’est pas le niqab. C’est l’environnement, l’économie, le pétrodollar en chute libre, le mépris de la science, de la culture, de la presse. C’est les projets de loi omnibus. C’est le déni des Premières Nations. Et s’il faut y inviter la religion, parlons plutôt de nos ministres créationnistes, qui eux ont une influence réelle sur les politiques canadiennes.

Alors, qui méprise vraiment le peuple ? Ceux qui désespèrent qu’on l’endorme aussi facilement avec le niqab, ou alors ceux qui exploitent sa malléabilité pour mieux l’enculer ? […]

Le Devoir, David Desjardins : “Qui méprise qui ?”.

(Les hyperliens sont de mon cru.)

Message trouvé sur Facebook

8 octobre 2015 / 15 h 04 / Les jeunes sont des bâtards incultes

Le candidat indépendant soutient également que « les jeunes Québécois “de souche” sont très pourris en français » et que l’anglais « c’est de la merde ».

« Là, en ce moment, ils font de la musique en anglais, ils écoutent de l’anglais, c’est des bâtards. On forme des bâtards, pas de culture », tranche-t-il.

Et que propose-t-il pour accroître la qualité de langue française ?  « Il faut qu’ils adorent leur langue, il faut qu’ils bavent sur leur langue, il faut que ça soit leur vie, il faut que leur culture les motive à apprendre cette langue-là. »

Journal de Montréal, Jean-Philippe Daoust : « “On forme des bâtards pas de culture”, selon un candidat indépendant ».

Je suppose que c’est le même M. Ugo Ménard qui avait en 2014 porté plainte auprès de l’ombudsman de Radio Canada, jugeant que le message “C’est ça l’image qu’on a à Montréal de la ville de Québec, une ville fermée, à 99 pour cent blanche, catholique”, délivré par un entrepreneur au Téléjournal, contenait une injure ouragement raciste, un “message ignoble”.

Son programme électoral de défense du “Québécois de souche”, qu’il définit lui-même comme identitaire, inclut la fermeture de la mosquée à Saint-Hyacinthe (Centre Islamique Maskoutain), qui n’a “aucun lien avec notre culture ancestrale”. “Je trouve que c’est dramatisant (sic) pour un gars qui est identitaire comme moi d’avoir une mosquée à Saint-Hyacinthe.”

  • 1. Le 8 octobre 2015,
    JMU

    C’est très mal, mais dans mon oreille de parisien, l’accent québéquois chez les hommes me donne souvent l’impression qu’un débile mental est en train de parler. Alors forcément, je suis aller écouter la vidéo, et je ne suis pas déçu.

    Voilà, je retourne me cacher derrière mon pseudonymat.

21 septembre 2015 / 15 h 53 / Dérapages en série au Bloc

Publicité officielle du Bloc québécois.

[YouTube.]

Ce dimanche soir, le candidat du Bloc québécois dans la circonscription Montcalm, Jacques Tremblay, a pris la décision de se retirer après le tollé suscité par son soutien à Marine Le Pen et au Front national, exprimé avec chaleur sur Facebook : “Digne d’un chef d’État, davantage qu’Hollande ou Sarko ! Vivement le FN et vive la France patriote.”

Défense officielle du Parti : “Le candidat n’a jamais voulu cautionner de quelque façon que ce soit le FN. Il n’avait pas conscience de ce que ça représentait”. Pardonnez-moi cette familiarité anglo-saxonne, mais, en l’occurrence, je me permets un LOL puissant. — J’ai déjà tant peine à imaginer qu’un candidat sérieux aux élections fédérales puisse ne pas avoir connaissance de ce que représente le Front national en France, qu’il m’est probablement inutile de noter que le message de M. Tremblay était dénué de toute ambiguïté. Depuis, Gilles Duceppe a corrigé le tir lors d’une conférence de presse à Longueuil : “Je pense que ce sont des propos inacceptables. (…) Il n’y a aucune communion d’idées entre le Front national et le Bloc québécois.”

La veille, la candidate du Bloc québécois dans la circonscription Ville-Marie/Le Sud-Ouest/Île des Sœurs, Chantal Saint-Onge, s’excusait d’avoir écrit sur Facebook être de “de tout cœur” avec le groupuscule islamophobe PEGIDA Québec.

Défense officielle du Parti : “C’est une erreur de bonne foi. C’est une méconnaissance des réseaux sociaux”, par la voix de Mathieu Saint-Amand, attaché de presse de Gilles Duceppe. La dame a ajouté qu’elle présentait ses excuses, elle ne savait pas ce qu’était PEGIDA. Nous lui laisserons le bénéfice du doute et l’encourageons vivement à apprendre le maniement d’outils gratuits comme Google Search et Wikipédia.

Ces deux épisodes en une seule fin de semaine sont désastreux pour l’image du Bloc québécois, car, comme partout, la xénophobie est le revers fatidique du nationalisme. Un parti qui de bonne foi défend des thèses nationalistes positives et constructives se doit d’être absolument irréprochable sur ce plan ; c’est pourquoi la publicité qui démarre ce billet me paraît être des plus mal avisées, donnant inutilement des armes aux adversaires. Si l’exploitation pétrolière est un sujet politique important, autant en termes économiques qu’environnementaux, le niqab présenté comme enjeu national de même portée procède à mes yeux du plus bas niveau de la politicaillerie, d’un nationalisme négatif et identitaire. Nous mettrons cela sur le dos de la maladresse teintée d’incompétence, plutôt qu’y voir un appel du pied délibéré à une certaine frange (pour ne pas dire fange) de l’électorat.

Ces derniers mois, on ne compte plus les candidats qui ont connu des embarras avec leur présence sur les réseaux sociaux… De la candidate libérale dans une circonscription de la Colombie-Britannique, Joy Davies, à qui on a reproché, entre autres, de lier consommation de cannabis et diminution de la violence domestique, à la charmante candidate bloquiste VirJiny [sic] Provost à qui on a fait un procès pour pas grand-chose, la machine médiatique n’a pas manqué de matière première.

Mon bon conseil à deux cennes d’expert en communication sur les Interwebs : si tu t’engages en campagne électorale, ferme tes comptes personnels sur Facebook et Twitter (car l’activité favorite des journalistes et opposants politiques consiste maintenant à les surveiller et disséquer, y compris les messages anciens), et ouvre de nouvelles pages officielles dont le contenu sera alimenté exclusivement par des pros, ou, au minimum, relu par plusieurs paires d’yeux avant publication.

  • 1. Le 22 septembre 2015,
    blah

    Superbe défense, tout de même : “désolé je ne savais absolument pas de quoi je parlais, d’ailleurs moi les partis et groupuscules politiques je les confonds tous un peu, au fait j’ai reçu un message d’un groupe appelé Aube Dorée, je connais pas mais ils ont l’air sympa”

16 septembre 2015 / 23 h 07 / Section 331

If a Brit or American so much as Tweets an endorsement for NDP leader Tom Mulcair, they are breaking the law, says an obscure section of Canadian law.

Under the rarely enforced Section 331 of the Canada Elections Act, “no person who does not reside in Canada shall, during an election period, in any way induce electors to … vote or refrain from voting for a particular candidate.”

The law came up this week when a VICE interviewer asked the following question to world-renowned Indie band Arcade Fire, “in light of the upcoming election, what local or Canadian issues do you think are important?”

Frontman Win Butler, displaying an impressive knowledge of Canadian electoral law, declined to answer because it was “completely illegal.”

“I actually learned recently that, as an American citizen, I’m not allowed to endorse, as a public figure, a Canadian. If I were like … ‘I wish the NDP would win the election,’ that would be completely illegal for me to do,” he said.

National Post, Tristin Hopper: “Are you an American who endorses Tom Mulcair? Then you might be breaking the law.”

  • 1. Le 17 septembre 2015,
    Karl, La Grange

    Cela s’applique uniquement sur le territoire ou hors-territoire également ? Est-ce que cela s’applique aux journaux étrangers vendus sur place ?

  • 2. Le 17 septembre 2015,
    Laurent Gloaguen

    Ce n’est pas précisé et je doute qu’il y ait de la jurisprudence sur le sujet.

  • 3. Le 18 septembre 2015,
    JMU

    La loi canadienne ne saurait s’appliquer aux non-nationaux lorsqu’il sont hors territoire canadien. (Sinon, veuillez me suivre à Pyonyang, j’ai un mandat d’arrêt pour lèse-notreglorieuxleader).

    Je suppose que ce morceau visait à contrer une venue de millions de conseillers soviétiques débitant leur propagande lors de la guerre froide, mais ça fait un peu daté.