Carnet web de Laurent Gloaguen

/ Réflexivité métathéorique

[…] Une des conséquences de ce théorème est que ni ZFC ni PA, s’ils sont consistants, ne peut pas être axiomatisé par un nombre fini d’axiomes (si un ensemble fini T₀ de théorèmes de ZFC, ou du coup, d’axiomes de ZFC, suffisait à impliquer tous les axiomes de ZFC, alors ZFC prouverait la consistance de T₀, donc T₀ prouverait la consistance de T₀, et en prenant T₀ assez fort pour faire de l’arithmétique basique — je ne rentre pas dans les détails — ceci contredit le théorème de Gödel appliqué à la théorie T₀ ; et exactement le même raisonnement vaut pour PA). Mieux : comme ZFC et PA sont essentiellement réflexifs, aucune théorie consistante contenant ZFC ou PA et écrite dans le même langage ne peut être axiomatisée par un nombre fini d’axiomes. Mais ce n’est pas vraiment de ça que je veux parler. […]

David Madore : “Deux remarques sur l’intuition du théorème de Gödel”.

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