/ Hélène Hazera (1952-2026)
J’ai rencontré plusieurs fois Hélène au début des années 90, lorsque je travaillais dans le milieu du disque, œuvrant au département de promotion/relations presse de Média 7. Cette entreprise était à l’époque le plus gros importateur et distributeur de labels indépendants en France. Hélène chroniquait alors les albums de chanson française au quotidien Libération.
Comme Média 7 avait aussi son propre label et produisait quelques chanteurs francophones, du genre artiste oublié et snobé par les grosses maisons de disques (les “majors”), nous ne pouvions que courtiser Hélène.
Inutile de dire qu’elle était pour nous une femme de pouvoir, une reine, mais aussi une amie. Elle avait à cœur de faire redécouvrir des chanteurs auparavant loués puis négligés par les médias, et de promouvoir de nouveaux talents. Aussi, sa culture musicale était énorme, impressionnante, et débordait largement la chanson francophone. Je me souviens combien le personnage était multifacette, singulier et impossible à mettre dans une case. Et combien elle était drôle.
J’ai dû aussi la croiser dans quelques enterrements dans les années 1990, mais j’ai préféré oublier.
Chez Média 7, j’ai eu la chance de travailler avec des personnalités uniques et l’occasion de sympathiser avec nombre d’entre elles, dont un collègue, un certain René Brunel, lui aussi un passionné de chanson française (les auditeurs de Fréquence Gaie se souviennent peut-être de lui). J’y reviendrai.
Et souvenez-vous, “Gauchistes, desserrez les fesses”.
C’est chouette de la voir citée sur un blog ! \o/