Carnet web de Laurent Gloaguen

/ Maître chez moi

Crocus au jardin.
Crocus au jardin. Montréal, 9 avril

Il y a comme un frémissement de reprise du média originel, le blog ; qui finalement s’annonce beaucoup plus pérenne et résilient, même si pas mal d’entres eux ont fini par disparaître au gré de l’usage des réseaux sociaux des époques successives, et accessoirement je me dis que j’ai bien fait de conserver des URLs qui rouillaient dans ma liste de flux RSS suivis, et qui tout d’un coup se réaniment.

Open Time, Franck : “Un doigt dedans”.

J’ai commencé le format blogue fin 2002. Facebook n’existait pas, Twitter non plus. Les deux sont apparus sur la scène en 2006. Le second a frappé d’obsolescence les “rapports de gendarmerie”. J’ai créé mes comptes Facebook et Twitter en 2007. Je me souviens avoir passé beaucoup trop de temps sur Twitter.

Il paraît incontestable que les réseaux sociaux ont nui aux blogues, ne serait-ce que par le temps de cerveau disponible qu’ils s’accaparaient, sans compter leur facilité d’usage.

Mais aujourd’hui, la situation n’est plus la même : les réseaux sociaux généralistes se sont emmerdifiés au point de susciter la nausée (penser X et Facebook). De nouveaux acteurs ont éclaté les sphères façon puzzle, rendant impossible de retrouver toute sa tribu sur une seule plateforme (penser Mastodon, Threads, Bluesky, etc.). D’autres sont morts (penser Google Plus).

Le format blogue, lui, n’a pas changé, et ses qualités propres perdurent. Quelques artisans ont maintenu la lumière allumée au fond de la ruelle. Et ces derniers temps, des lampes auparavant éteintes s’éclairent d’une lueur vacillante.

Pour ma part, outre les réseaux qui ne répondent plus à mes désirs de partage, il y a la volonté de combattre la dispersion et de recentraliser.

Embruns restera figé dans le temps (il n’y a même plus de CMS derrière) comme monument historique témoin d’une époque, et ici, je reconnecte avec ma blogosphère (qui a pris un coup de vieux, mais a gardé l’esprit jeune). Je suis aussi dans le processus d’y rapatrier dans ses archives des contenus publiés à droite et à gauche, sur des tentatives de blogue avortées ou même sur Facebook. Dans un endroit pérenne où je suis maître chez moi.

Discussion

Quel coup de vieux ? J’ai beau chercher, je ne vois pas !

/ Luka

Retour à la source (du code): pas de CMS = peu de maintenance, léger pour le serveur et le client.

Retour à la source (du contenu): ton contenu, pas de contraintes d’audience ou d’opinions qui doivent plaire.

En fait, l’internet personnel à ses débuts vs les réseau sociaux tels qu’ils sont devenus. Deux salles, deux ambiances complémentaires.

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