/ Déferlante
La rivière était desséchée, son lit n’offrait plus que le paysage d’une morne plaine caillouteuse oubliée de l’eau comme à jamais tarie. Et puis, l’orage sur un adret lointain est venu, et l’eau a dévalé les pentes, les rus ont convergé et le flot a déversé. Les berges asséchées ont subit l’onde dévalante, le liquide a empreint la moindre vacuole oubliée, les radicelles marcescentes furent ranimées. C’est revenu comme une vague incoercible, ça y est, enfin, j’ai envie d’écrire. Les mots me sont revenus. Je suis là, j’existe, je communie.